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La filière lapin travaille sa stratégie à l’écoute des consommateurs

En 2018, plus d’un lapin français sur cinq est produit en Bretagne. En perte de vitesse du fait d’une baisse de la consommation, la filière lapin se prend en main et met en avant ses atouts par une communication offensive auprès des consommateurs. Trois acteurs majeurs de la filière ont aussi pris le pari de devenir partenaires dans le challenge du bien-être animal.

En 2018, 9 580 tonnes équivalent carcasses (tec) de lapins ont été produites en Bretagne. Accusant une baisse de production de 30 % depuis 2008, c’est la première fois que la région passe sous la barre symbolique des 10 000 tec produits . Rien d’étonnant puisque cela suit la tendance nationale : 43 886 tec ont été produites en 2018, soit une baisse de 22 % depuis 2008. Pour autant, la Bretagne représente toujours plus de 22 % de la production française de lapins. Elle est la deuxième région productrice de lapins, derrière les Pays de la Loire.

Le maillon abattage s’est restructuré
En 2008, la Bretagne abattait la moitié des lapins produits dans la région. Dix ans plus tard, en 2018, ce n’est plus que le quart, soit 2 519 tonnes. Cela représente une baisse de volume d’abattage de plus de 60 % depuis 2008. Ces chiffres s’expliquent principalement par la restructuration du maillon abattage, notamment avec la reprise de Bretagne Lapin par le groupe ALPM. Leader sur le marché français et européen de la viande de lapin, ALPM possède trois sites d’abattage :Thouars (79), Pouzauges (85) et Baud (56).

Booster l’achat des consommateurs
D’après le panel Kantar, les achats des ménages en lapin reculent de plus de 14 % en 2018. Pourtant, une étude Ifop parue l’automne dernier affirme que 80 % des Français continuent à manger de la viande de lapin : les amateurs sont toujours là et le lapin conserve sa place parmi les viandes. Mais l’étude montre que l’achat de viande de lapin n’est pas un réflexe, et que les consommateurs ne pensent pas à en acheter. L’Ifop préconisait alors d’accentuer la présence et la visibilité de la viande de lapin.
Fin 2018, le Clipp, l’interprofession du lapin, a bénéficié de financements européens pour une campagne de communication mettant en avant la viande de lapin et ses spécificités. Si les intérêts culinaires, nutritionnels et gustatifs ne sont plus à démontrer, la relance de la consommation de viande de lapin passera aussi par la modernisation de son image pour renouveler l’intérêt des consommateurs. Cette opération semble déjà porter ses fruits puisque la baisse des achats des ménages en lapin n’est plus que de 2 % sur les quatre premiers mois de l’année 2019.


Objectif : 25 % de logements alternatifs en 2025
Et la filière lapin ne s’arrête pas là ! Consciente des fortes attentes sociétales, notamment sur le bien-être animal, elle ambitionne de passer de 1 à 25 % de logements alternatifs en élevage entre 2019 et 2022. Dans cet objectif, ALPM, le groupement lapins de la Cavac et Terrena, représentant à eux trois 60 % de la production et de la transformation à l’échelle nationale, ont uni leurs forces au sein de l’association "Éleveurs et bien".

Exit la cage, et place à des enclos au sol augmentant ainsi la surface disponible par lapin de 70 %. L’association accompagnera les éleveurs dans cette transition avec une rémunération supérieure de 15 % pendant sept ans pour compenser le coût de l’investissement. L’aboutissement de ce projet auprès des consommateurs se concrétisera par la marque "Lapin & Bien" qui sera commercialisée dès 2020.

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