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La FNSEA solidaire de la CGPME

"Avec la CGPME, on a des sujets communs", a déclaré Xavier Beulin, le président de la FNSEA, le 2 décembre à Paris. Comme les patrons de PME qui ont manifesté à Paris et à Toulouse, le 1er décembre, il dénonce la mise en place du compte pénibilité qu’il considère comme "une véritable usine à gaz", dans la mesure où ce système exige un enregistrement quotidien des taches impos- sible à réaliser dans les très petites entreprises (TPE). "On n’a pas de DRH", commente-t-il avant de pointer une autre aberration du système, les distorsions qu’il crée entre salariés et employeurs. "On crée des droits pour les salariés et non pour les patrons alors qu’ils effectuent les mêmes tâches" dans les exploitations agricoles. Idem sur le plan fiscal avec le Cice, pas adapté à l’agriculture. "Ce n’est pas notre tasse de thé", a observé le président de la FNSEA en indiquant qu’il aurait préféré une mesure plus simple et à effet immédiat, l’abrogation des cotisations d’allocations familiales. Xavier Beulin n’a pas manqué de rappeler toutes les contraintes qui pèsent sur l’économie française et sur l’agriculture en particulier qui bloquent son développement. A commen- cer par le différentiel de coût de main d’œuvre, notamment avec l’Allemagne, même après la mise en place du Smic de l’autre côté du Rhin, une distorsion de 2 euros/heure, évalue-t-il. Sans oublier les réglementations et normes diverses et variées plus draco- niennes que les exigences européennes et qui retardent la mise en œuvre des projets. Par exemple, il faut trois à quatre ans en France pour mettre en place une unité de méthanisation, contre huit mois en Allemagne. A court terme, le président de la FNSEA s’est montré préoccupé par les discussions avec la grande distribution qui arrivent à la table des négociations avec des demandes de "-4 %,- 5, voire -8 %" qui vont se répercuter nécessairement sur le revenu des agriculteurs, les grandes surfaces invoquant le repli des prix des matières premières. Autre sujet d’inquiétude, le lait et la sortie des quotas le 1er avril prochain. "Nous sommes à la veille d’une nouvelle crise et personne à Bruxelles ne veut des mesures de sauvegarde ou de gestion des marchés", notamment l’Allemagne, regrette-t-il.

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