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Amélis
La génomique se joue à l’international

Après une fusion à trois en 2009, la coop, malgré un résultat négatif, veut encore et toujours se développer sur ses métiers de base, tout en passant partenariat sur partenariat. Un exemple ? Les tractations avec les Contrôles laitiers de l’Ouest.

"La génétique n’a plus de nationalité. Par un jeu d’alliance entre structures va s’élargir le champ de la sélection". Jean-Luc Guérin, directeur d’Amélis, n’y va pas avec le dos de la cuillère, mais carrément à la louche, lorsqu’il s’agit de prospectives concernant la première coop de France en service génétique. Du côté du conseil d’administration, qui a d’ailleurs entériné cette politique, on approuve des deux mains, président en tête. Les objectifs déclarés d’Amélis, développés jeudi dernier lors de l’AG se déroulant à Avranches (Manche) sont basés sur une phrase du naturaliste Charles Darwin : "ce n’est pas l’espèce la plus forte, ni la plus intelligente, qui survit mais celle qui s’adapte au changement". Et le changement, il y en a, depuis plusieurs années déjà. Après un regroupement avec d’autres centres de sélection, une fusion à trois en 2009, Amélis phosphore sur la carte de la génomique, dès le renforcement de son partenariat avec l’américain CRI.

Jeu d’alliance

Sur l’international, la coop veut donc s’imposer comme acteur majeur incontournable. Elle s’appuie sur un partenariat, déjà mis en place, avec son homologue "CRI" (numéro 3 en création génétique au niveau mondial) pour entamer un jeu d’alliance, tout en élargissant le champ de la sélection. "Nous sommes en tractation avec CRI, toujours sur la création génétique, pour mettre en place la plus grande plate-forme au monde sur la Prim’holstein. Dans cinq ans, il n’existera plus que 4 à 5 acteurs majeurs de la génétique dans le monde. Nous comptons bien en faire partie".

Reste que la fusion et l’année 2009 entraînent des conséquences dans l’Ouest par la réorganisation d’Amélis. La production va s’arrêter sur les sites de Réville (Manche) et Mayenne, couplée avec une réorganisation des services, par activité, notamment sur les sites de Saint-Manvieu (Calvados) et Créhen (Côtes d’Armor). En porc, un troisième site sera ouvert à Lanrodec ainsi qu’un centre de congélation et semence dans le Calvados.

Eric Charon. Agriculteur normand

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