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La Laiterie d'Armor surfe sur la vague bio

Spécialisée en produits laitiers bio, beurre, crème fraîche, fromage blanc, yaourts, crèmes dessert…, la Laiterie d'Armor voit ses volumes croître de plus de 25% par an depuis 4 ans et s'apprête à multiplier le nombre des ses producteurs par deux en 5 ans.

En France, la collecte de lait bio a été estimée à 250 millions de litres en 2007, soit 1% du quota national. De l'Anjou à la Bretagne, la coopérative Eurial Poitouraine, dont dépend la Laiterie d'Armor, à Riec sur Belon (29), en collecte 30 millions de litres, soit 6% du volume total de lait qu'elle travaille.

Un litre de lait bio sur deux en bouteille

A lui seul, le lait en bouteille, qu'il soit entier, demi-écrémé ou écrémé, reste la première utilisation du lait bio en France, avec 110 millions de litres. "Le bio ne représente que 0,61% de la consommation totale des produits laitiers", détaille Olivier Grosjean, directeur de la Laiterie d'Armor. Un chiffre qui grimpe à 2,9% pour le lait de consommation bio, qui continue à grignoter des parts de marché puisque, l'an passé, sa production a progressé de 1,4% au niveau national, de 17,5% à la Laiterie d'Armor, qui a pourtant décidé de mettre un terme à cette fabrication, à compter du 1er juillet. "Le lait est mieux valorisé en beurre".
Si, il y a dix ans, la filière bio disposait de trop de matière grasse, la situation s'est complètement inversée aujourd'hui. Le bio représente désormais 1% des ventes de beurre, avec des volumes en progression de près de 20% l'an passé. Et, si la crème fraîche bio est moins présente dans les étals, 0,22% des ventes totales de crème, sa progression annuelle dépasse les 10%.

 

Un marché qui se développe

Pour le moment, les autres produits laitiers bio, yaourts, fromage blanc et desserts lactés, sont encore peu présents sur le marché, puisqu'ils ne représentent respectivement que 0,82, 0,42 et 0,26% des ventes totales de leur secteur. Mais les chiffres de progression annuelle laissent rêveur : 36% pour les yaourts, près de 20% pour le fromage blanc, près de 10% pour les desserts lactés au niveau national, la Laiterie d'Armor réalisant même + 43% pour le fromage blanc !
Faut-il voir dans ces chiffres un effet induit du Grenelle de l'environnement, qui a remis le bio sur le devant de la scène ? "La progression du bio avait commencé bien avant", estime Olivier Grosjean, qui souligne un changement dans l'approche de la grande distribution, qui fait désormais le choix d'une mise en avant plus importante des produits bio. "C'est une spirale vertueuse qui s'enclenche : plus le rayon s'élargit et plus les ventes se développent".

Bio Nat' ou Bio d'Armor

Sous sa propre marque, Bio Nat', ou sous marque distributeur, la laiterie d'Armor fournit les GMS, les grandes et moyennes surfaces, réservant la marque Bio d'Armor aux magasins spécialisés, à la RHD, la restauration hors domicile, et aux produits à destination de l'agroalimentaire (crème fraîche, poudre de lait...). Pour le moment, l'export ne représente qu'un faible pourcentage des ventes, et prend la direction du Royaume-Uni mais aussi de l'Asie du Sud Est.

Une nouvelle usine, de nouveaux produits

A la Laiterie d'Armor, les volumes de fabrication ont suivi une progression moyenne de 25% par an sur les 4 dernières années ! "De 600 tonnes en 2003, nous devrions passer à 2 000 tonnes en 2008, avec un prévisionnel de 3 000 tonnes à l'horizon 2010", détaille Olivier Grosjean. Pour suivre ce développement, l'entreprise a embauché, doublant son effectif en 6 ans. Elle vient aussi d'acquérir un terrain de 11 000 m², à proximité immédiate de son usine de Riec sur Belon et entame des travaux de restructuration de son bâtiment, avec la construction d'un nouveau local de stockage, ce qui permettra de gagner de la place pour la fabrication. Et, pour fournir suffisamment de matière première, elle cherche à faire passer, en 5 ans, de 150 à 300 le nombre de producteurs bio livrant la coopérative Eurial Poitouraine.
Toujours à l'affût de nouveautés, la Laiterie d'Armor vient de sortir deux yaourts à la vanille, l'un brassé, l'autre aromatisé. "Comme en conventionnel, il nous faut faire très attention à l'emballage, explique Olivier Grosjean. Le consommateur attend quelque chose de joli, d'attrayant".

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