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Paratuberculose
La lutte collective s'organise

Présente dans 30% des élevages bretons, la paratuberculose est, depuis quelques années, le premier poste de dépenses du GDS 29.

L'assemblée générale du GDS s'est tenue le 28 janvier dernier
L'assemblée générale du GDS s'est tenue le 28 janvier dernier
© Chantal Pape

Une diarrhée profuse que l'on ne parvient pas à soigner, un animal qui dépérit en 15 jours à 3 semaines et finit par mourir d'épuisement : présente dans l'élevage, la paratuberculose se déclenche à l'occasion d'un stress, vêlage, regroupement de cheptel... "Parmi les porteurs de la maladie, un animal sur 10 va exprimer ces symptômes", estime Sébastien Geollot, vétérinaire du GDS. Mais le manque à gagner concerne tout le cheptel. "Une étude de l'école vétérinaire de Nantes a chiffré la perte de lait à 1,5-1,6 kg pour les vaches saines dans un troupeau où circule la maladie, et à 2,2-2,3 kg pour les vaches porteuses de la maladie". Des vaches qui auront quelques épisodes de diarrhée, à chaque fois plus graves, pouvant aller jusqu'au stade terminal.

Des cheptels qualifiés

La lutte contre la BVD ayant porté ses fruits et réclamant moins de moyens, la paratuberculose est devenue, depuis 3 ou 4 ans, premier poste de dépenses du GDS 29, avec un budget annuel de 310 000 €. Les protocoles d'assainissement sont en hausse régulière : 326 en 2004, 455 en 2007, 630 en 2010. 4,3% des analyses sérologiques effectuées en 2010 étaient positives : 4,7% dans les élevages en assainissement et 0,9% dans ceux en qualification. "Il est donc recommandé d'acheter des reproducteurs dans les élevages qualifiés, rappelle le GDS qui prévoit, d'ici peu, de diffuser la liste de ces cheptels sur Internet www.gdsbretagne.fr. Mais 80% des éleveurs ignorent encore le statut de leur élevage".

Présente dans 30% des troupeaux

"En Bretagne, on estime que 30% des cheptels sont touchés", indique Sébastien Geollot. Un chiffre qui grimpe à 50% dans certains régions françaises, 70% aux USA, entre 60 et 100% aux Pays-Bas. "Jusqu'à présent, la stratégie individuelle a toujours été privilégiée. La piste collective jamais explorée". C'est pourtant celle que comptent emprunter les GDS du Grand Ouest : ils viennent de lancer une vaste étude afin de trouver une méthode qui détermine facilement, et à moindre coût, le statut d'un troupeau laitier ou allaitant. Ce qui permettra d'effectuer des échanges d'animaux entre cheptels de statut équivalent ou supérieur.

Si l'étude préliminaire a montré l'intérêt des laits de mélange, des fèces de vaches primipares ou d'une analyse environnementale, des analyses complémentaires à grande échelle sont encore nécessaires pour valider ces outils. "Repérer les jeunes animaux excréteurs permettra des réformes plus ciblées et plus rapides", espère le GDS qui a fait de la paratuberculose l'une de ses priorités, comme le fut la BVD il y a 10 ans.

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