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La profession agricole demande un report de l'adoption du Sdage

Le projet de Sdage 2016-2021 - schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux - devait être voté en comité de bassin Loire Bretagne ce jeudi 2 octobre. Ce document de 700 pages inquiète fortement la profession agricole, qui a demandé aux élus de surseoir à son adoption en mettant en avant les contraintes supplémentaires qui s'imposeront en l'état aux agriculteurs mais aussi aux élus dans chaque commune.

Dans un courrier adressé aux membres du collège des collectivités, au comité de bassin Loire Bretagne et à l'association des maires des 4 départements bretons, les élus professionnels de la chambre régionale d'agriculture estiment que le vote en l'état du Sdage serait prématuré autant pour les collectivités que pour le secteur industriel et agricole. Ils demandent un réexamen en profondeur du Sdage en s'appuyant sur les nouvelles contraintes qui apparaîtront pour chaque projet.

La protection des zones humides sort renforcée du nouveau document. A l'échelle d'une commune, il sera pratiquement impossible de développer un projet sur une surface classée humide. Une évolution qui pourrait impacter durablement la capacité d'action des élus. Autre exemple au niveau de la politique de l'eau, tout ouvrage empêchant la libre circulation des espèces devra être modifié ou supprimé. Autant dire que la présence de barrages ou moulins, deviendra délicate. De plus, le développement de stations d'hydro-électricité est d'ores et déjà compromise, défi énergétique breton ou pas.

De plus, pour les responsables professionnels, le financement des mesures représente environ 2,7 milliards d'euros sur 6 ans dont une grande part sera supportée par les collectivités. Bien que le Sdage fixe le niveau des dépenses, il ne définit pas véritablement le mode et le montant précis des contributions des collectivités. Néanmoins, celles-ci supporteront une grand part des dépenses engendrées.

D'une façon plus générale, l'adoption de ce texte poserait pour les responsables professionnels d'une part la question de l'appropriation de ce document et d'autre part celle du mode de développement économique d'une agriculture toujours plus freinée dans sa capacité d'entreprendre et de produire.

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