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La surveillance de la qualité de l'air en Bretagne

Gaël Lefeuvre; directeur d’Air Breizh.

Pouvez-vous nous présenter Air Breizh en quelques mots ?

Gaël Lefeuvre. Air Breizh est l’Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air en Bretagne. Elle est titulaire d’une mission de service public pour la surveillance de la qualité de l’air pour notre région. Cette mission est définie par un arrêté du Ministre en charge de l’Environnement. Air Breizh, c’est une équipe de 15 personnes basée à Rennes.

 

Comment l’observatoire de surveillance de la qualité de l’air est-il conduit ?

G.L. Nous disposons de trois outils complémentaires : un réseau de mesures pour 19 stations réparties dans les principales agglomérations et une station rurale (à Guipry, déplacement en cours dans le sud-ouest des Côtes d’Armor) ; un inventaire des émissions à l’échelle régionale ; des outils de modélisation de la qualité de l’air (simulation numérique).

 

Quelles sont les émissions d’ammoniac en Bretagne ?

G.L. D’après l’inventaire régional, les émissions d’ammoniac sont de 93 231 tonnes en 2016. Elles sont à 97 % agricoles. On observe une légère hausse de 3 % entre 2008 et 2016.

 

Ces émissions sont-elles mesurées ou calculées ?

G.L. L’inventaire est une base de données qui combine des mesures et des calculs. Les mesures sont marginales : ce sont celles de l’autosurveillance des industriels et des incinérateurs. Les émissions agricoles sont calculées à partir de données statistiques (cheptel, assolement, vente d’engrais) et de facteurs d’émissions validés au niveau national par le CITEPA (1) et issus des travaux de recherche.

 

Comment Air Breizh envisage-t-elle d’améliorer la connaissance sur ces émissions à l’avenir ?

G.L. Air Breizh souhaite développer un réseau de mesures breton de l’ammoniac. Ce polluant atmosphérique n’est pas mesuré actuellement faute d’obligation : il s’agit d’un polluant réglementé sur la réduction des émissions mais pas en concentration dans l’air ambiant, et faute de moyens financiers dédiés. Dans l’idéal, nous voudrions équiper 3 ou 4 stations avec un appareil de mesures agréé par le LCSQA (2). Cela permettrait des mesures en continu de la concentration d’ammoniac dans l’air. A moyen terme, nous développerions la modélisation à l’échelle régionale pour intégrer ces concentrations en ammoniac aux prévisions de qualité de l’air et comparer modèles numériques et mesures en temps réel afin d’améliorer ou consolider les modèles de prévision de la qualité de l’air.

 

 

 

(1) Centre Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution Atmosphérique

(2) Laboratoire Centrale de Surveillance de la Qualité de l’Air

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