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L'AELB un état d'esprit différent

La production de lapins entre dans sa 4e année de crise, c'est dans ce contexte que l'AELB (association des éleveurs de lapins bretons) a tenue sa première assemblée générale. "Au printemps 2009, l'abattoir Meyer s'est mis en procédure de sauvegarde, les premières difficultés financières sont apparues à Lisoé entraînant ainsi sa disparition, resitue Jean-Michel Marsoin, vice président de l'AELB. Un groupe d'éleveurs s'est alors réunis, ne voulant pas devenir des éleveurs indépendants ni rejoindre les groupements existants, ils ont créé l'AELB". Aujourd'hui, l'association regroupe 43 éleveurs, comptabilisant 19 620 cages mères sur l'ensemble de la Bretagne. L'AELB se démarque par la liberté qu'ont les adhérents de choisir leur fournisseur d'aliment et leur souche génétique. "Nous nous étions engagés l'année dernière à faire fonctionner notre association de manière simple et efficace, garder une liberté en amont et améliorer les garanties en aval, rappelle Pascal Mancel, président de l'AELB. C'est sur cette dernière partie qu'il reste du travail. Il faudra, pour 2010, des volontaires pour entrer dans une commission "Débouchés"." L'AELB souhaite aussi voir les résultats technico-économiques des adhérents s'améliorer. En 2010, elle veut mettre en place une GTE chez un maximum d'éleveurs.

2010: nouvelle année difficile pour les éleveurs cunicoles

Le coût de production d'un lapin, main d'œuvre comprise est de 1,75 ? du kg. Le prix fixé en février 2010 avec l'interprofession est insuffisant. Si les éleveurs acceptaient de perdre un peu d'argent dans l'optique d'une amélioration, avec une revendication à 1,65 ? du kg, les négociations avec la FIA, représentant les abattoirs, n'ont aboutit qu'à un accord de 1,60 ? du kg. Ce prix a conduit les éleveurs à bloquer les camions du 8 au 10 mars 2010 pour signifier leur mécontentement. A la suite de cet évènement, trois rencontres ont eu lieu en présence du syndicalisme, de l'administration, des groupements et des abattoirs. La dernière, en juin, avait pour objet de convaincre les GMS et la restauration collective de promouvoir la viande de lapin.

 

Sandrine Allain

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