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L'agriculture bretonne a tous les atouts pour fournir la RHD

Dans le cadre du salon professionnel régional de la restauration hors domicile, Prorestel, organisé la semaine dernière à Saint-Malo, un colloque dédié aux achats alimentaires de proximité s'est tenu le 9 mars. L'occasion de mettre en avant des retours d'expérience, mais aussi d'aborder la question du cahier des charges, des budgets...

40 % de produits de proximité dans la restauration collective à l'horizon 2017. C'est le cap fixé par le Président François Hollande. Un enjeu qui résonne encore davantage aujourd'hui, alors que l'agriculture française souffre d'une concurrence internationale accrue et que la restauration collective représente une opportunité en termes de débouchés mais aussi de conquête de valeur ajoutée, indispensable pour pérenniser les exploitations bretonnes. "Les agriculteurs m'en parlent tous les jours et c'est un sujet qui concentre des enjeux économiques, sociétaux, territoriaux...", a d'ailleurs souligné le préfet de Région Patrick Strzoda. Avant de rappeler que "l'État assure un cadre réglementaire à travers le code des marchés publics qui est amené à évoluer mais il faut aussi que tous les acteurs prennent leurs responsabilités". C'était tout le sens de ce colloque organisé par la CCI de Saint-Malo Fougères et la chambre d'agriculture de Bretagne, en partenariat avec la Draaf, le Crédit agricole...

Les exemples de réussite

Après une présentation des grands bassins d'approvisionnement bretons, par Joëlle Salaun, chef du service économie-emploi à la chambre d'agriculture de Bretagne et une cartographie de l'offre d'approvisionnement de proximité par Bernardette Loisel, chef de projet approvisionnement local de la restauration collective à la chambre d'agriculture de Bretagne, de nombreux exemples de "bonnes pratiques" ont été présentés grâce aux retours d'expérience. À l'image du témoignage du président de l'Ogec de Saint-Jacques de Compostelle à Saint-Germain en Coglès, Samuel Roger, et du co-dirigeant de Restoria, Emmanuel Saulou. Cette coopération est née au départ de la volonté des parents de savoir ce que les enfants avaient dans les assiettes. Ville de Saint-Malo, Liffré, Lorient... les organisations peuvent être différentes mais les exemples de réussites en approvisionnement en produits locaux se multiplient.

Avoir la volonté de s'approvisionner en produits locaux ne suffit pas en soi pour passer des paroles aux actes et c'est bien lors des appels d'offres et à travers la rédaction du cahier des charges, que cet approvisionnement peut devenir réalité. Sophie de Verdelhan de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine et Julie Massieu, experte en marchés publics ont d'ailleurs expliqué comment penser et rédiger autrement le cahier des charges achats. "Il faut d'abord penser au projet, puis mettre en œuvre la procédure. La première étape consiste à connaître précisément la politique de la collectivité car valoriser une restauration de qualité et de proximité est un vrai projet politique qui suppose de définir en amont les besoins et les attentes", a expliqué Julie Massieu. Il sera ensuite temps de passer à la deuxième étape, l'état des lieux, avant de s'attaquer à la connaissance de l'offre locale et enfin de traduire le projet en contrat. En effet, bien connaître les produits disponibles sur son territoire est indispensable pour passer de la volonté politique à la mise en œuvre des marchés publics qui permettront aux entreprises locales d'y répondre avec succès.

La production bretonne

Tomates : 212 000 tonnes

Chou-fleur  : 256 131 tonnes

Légumes transformés (conserves, surgelés, dont 72 % des surfaces de pois et haricots) : 22 038 ha

Lait de vache : 5,4 milliards de litres

Œufs de consommation : 6 milliards d'œufs

Volailles de chair : 554 221 tonnes nettes

Porc : 1 235 000 tonnes équivalent carcarcasse, soit 60 % de la production française en provenance de 6 224 exploitations

Gros bovins finis : 119 180 tonnes équivalent carcasse

Veaux de boucherie : 39 059 tonnes équivalent carcasse

Produits de la mer : 101 217 tonnes

(Source Agreste 2014)

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