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Lait : les producteurs obtiennent un rendez-vous avec Stéphane Le Foll

Ils voulaient lui expliquer de vive voix leurs difficultés : lundi, après avoir fait le forcing durant l'après-midi à Berrien puis à Morlaix, les producteurs finistériens ont enfin obtenu un rendez-vous avec Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture.

Alors que la neige commence à tomber sur les Monts d'Arrée, près de 200 agriculteurs finistériens se sont réunis le 11 mars à la salle polyvalente de Berrien avant de se diriger en convoi jusqu'à la maison de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture.
Alors que la neige commence à tomber sur les Monts d'Arrée, près de 200 agriculteurs finistériens se sont réunis le 11 mars à la salle polyvalente de Berrien avant de se diriger en convoi jusqu'à la maison de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture.
© TERRA
Durant tout le week end, les SMS avaient appelé à se rassembler. Et lundi midi, près de 200 producteurs et une soixantaine de tracteurs se sont retrouvés d'abord à Morlaix et Pleyben, avant de converger vers Berrien, où Stéphane Le Foll possède une résidence secondaire. "Nous voulons obtenir la venue des ministres de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, explique Pascal Prigent, secrétaire général de la FDSEA du Finistère. Leur montrer, sur une exploitation, les difficultés des éleveurs au quotidien".

Revoir la LME

Car, malgré les promesses faites au Salon de l'agriculture, les producteurs n'ont toujours rien vu venir. "Il est urgent de revoir la LME, afin que l'agroalimentaire puisse passer des hausses auprès de la grande distribution". Ensemble, FDSEA et JA demandent à ce que soit activée la clause de sauvegarde, afin d'obtenir des transformateurs une hausse de 30 €/1 000 l de lait, qui leur permette de faire face aux hausses de charges. Et, pour appuyer leurs revendications, ils sont allés planter à proximité de la maison de Stéphane Le Foll  autant de croix que de manifestants, pour symboliser la mort de l'élevage et d'une bonne partie de l'économie locale si rien n'est fait rapidement. "Il s'est exilé. Nous, nous voulons continuer à faire vivre nos territoires".
La réponse du ministre tardant à venir, une partie des manifestants s'est rendue à Morlaix, où une délégation a été reçue par le sous-préfet. "Et, pendant notre entrevue, la préfecture nous a confirmé un rendez-vous à Paris, vendredi prochain", relate Pascal Prigent. Réunissant FDSEA, JA et chambre d'agriculture et productions de lait, porc et volaille, la délégation prépare activement cette réunion. "Il faut que le ministre donne aux éleveurs les moyens de se sortir de cette crise dans les plus brefs délais, indique la FDSEA. Sans quoi la campagne risque de s'embraser". Et l'attitude de la grande distribution, bottant en touche en demandant aux céréaliers d'aider les éleveurs par presse interposée, n'est pas de nature à calmer les esprits !

Chantal Pape

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