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Lait, porc, légumes... : les JA font part de leurs inquiétudes au Préfet

Le 4 septembre dernier, les Jeunes agriculteurs ont longuement rencontré Pascal Lelarge, Préfet du Finistère, pour lui faire part de leurs inquiétudes, mais aussi évoquer un nombre d'installations qui repart à la hausse !  

De gauche à droite : Léonard Guézenoc, producteur de tomates bio sous serres à Kerlouan, Alexandre Castrec, en cours d'installation en lait, Florian Gonidec, salarié en porc, et Stéphane Cornec, producteur de lait à Plonéis et président des JA

Après la FDSEA, fin août, c'était au tour des Jeunes agriculteurs de rencontrer Pascal Lelarge, le 4 septembre dernier. Et, comme avec leurs aînés, le Préfet du Finistère a pris le temps de l'échange. "Nous avons commencé par un tour des différentes productions", indique Stéphane Cornec. En porc, si les cours sont à la hausse, les jeunes ont dénoncé le différentiel entre le prix payé en France et dans les autres pays européens, Allemagne ou Espagne. "Certaines semaines, on dépasse les 5 € par porc. C'est inacceptable, estime le président des JA, en pointant de nouvelles distorsions de concurrence. Ils acquièrent une capacité supplémentaire à investir et à préparer l'avenir".

OP et AOP

"Lors des EGA, les états généraux de l'alimentation, on nous a promis beaucoup de choses". Et Stéphane Cornec d'évoquer un prix du lait à 400 €/1 000 l. "Or aujourd'hui, même avec la saisonnalité, on ne dépasse pas les 345 € !" Loin d'y trouver leur compte, les JA estiment que "les EGA n'ont pas eu d'effet". Et préfèrent miser sur une meilleure structuration du maillon production pour peser au sein de la filière. "On est impatients que ça se concrétise enfin. Et on aimerait bien que le ministre de l'agriculture pousse de son côté pour que le projet OP-AOP arrive à son terme". En ligne de mire, les coopératives. "Tant qu'elles ne rejoindront pas l'AOP, on n'y arrivera pas".

Non aux distorsions de concurrence

En légumes, aussi, les JA dénoncent les distorsions de concurrence. "Les dernières en date concernent les serres chauffées en production bio, rappelle Stéphane Cornec. Nous ne pouvons plus commercialiser tomates, concombres ou poivrons avant le 1er mai". Une décision franco-française qu'ils ont du mal à comprendre. "Et les serres devront utiliser des énergies renouvelables, dès 2020 pour les jeunes qui s'installent, en 2025 pour tous les producteurs. Mais à ce jour, personne n'est capable de définir ce qu'est une énergie renouvelable". Et au vu des investissements engagés, le temps presse !

Toujours en bio, les épandages de certains fumiers et lisiers sont également interdits. "Encore une décision française, qui va au-delà du cahier des charges européen ! On est sans cesse en train de se rajouter de nouvelles charges ou contraintes !"

Indiquer l'origine

"On demande aux services de l'Etat de contrôler les produits qui rentrent sur le territoire français et qui ne répondent pas aux normes qui nous sont imposées". Les accords du Mercosur et du Ceta inquiètent les JA. "Certes, la viande importée ne va pas être vendue à l'étal. Mais on va la retrouver dans des plats préparés ou en restauration hors foyer. Et il sera impossible pour le consommateur de s'y retrouver, la réglementation sur l'étiquetage étant nettement plus floue".

Les JA en ont profité pour "remettre une couche" sur l'indication d'origine des produits. "Et nous avons demandé au Préfet de poursuivre les contrôles, pour savoir si la réglementation est bien appliquée".

Après près de deux heures d'échanges avec le Préfet, les JA ont voulu finir sur une note plus positive. "A ce jour, on a installé autant de jeunes que durant toute l'année dernière", calcule Stéphane Cornec, qui souligne "une bonne dynamique".

 

 

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