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L'ARP, une aide pour changer de métier

L'ARP, l'aide à la réinsertion professionnelle, octroie une aide au départ aux agriculteurs contraints de cesser leur activité pour raisons économiques.

Pierre Guyader, conseiller à l'Adasea du Finistère
Pierre Guyader, conseiller à l'Adasea du Finistère
© Terra
"L'objectif de l'ARP est d'accompagner les agriculteurs non éligibles à la préretraite et qui rencontrent des difficultés économiques sur leur exploitation", explique Pierre Guyader, conseiller à l'Adasea. Par difficulté économique, on entend "une exploitation jugée sans perspective de redressement par la CDOA agriculteurs en difficulté ou dans le cadre d'une procédure de liquidation judiciaire prononcée par le TGI, le tribunal de grande instance".

Deux ans pour cesser toute activité agricole

Pour bénéficier de l'ARP, il faut pouvoir justifier de 5 années d'activité précédant immédiatement la demande en tant que chef d'exploitation, conjoint participant aux travaux, conjoint collaborateur ou aide familial. Sur une même exploitation, deux aides peuvent être accordées au maximum avec, pour les Gaec, la reconnaissance de deux exploitations au maximum.
"La demande d'aide doit être déposée avant la radiation de la MSA", rappelle Pierre Guyader, qui invite les agriculteurs connaissant des difficultés économiques à contacter le plus rapidement possible l'Adasea. "Il ne sert à rien d'attendre trop longtemps". Une fois le dossier accepté, le bénéficiaire s'engage à cesser son activité agricole dans les deux ans. Il doit également renoncer à travailler en agriculture, en tant que chef d'exploitation ou d'entreprise agricole, et ne pas conserver plus d'un hectare de SAU pondérée.

Une aide à la formation

Le montant de l'ARP est de 3 100 €, versé en deux fois, 1 550 € au moment de la cessation d'activité et de la radiation MSA, puis 1 550 € lors de l'entrée en stage, de l'embauche ou, au plus tard, deux ans après la décision préfectorale. "Une aide supplémentaire de 1 550 € est également octroyée si le demandeur est contraint de quitter son domicile de manière définitive", rajoute le conseiller de l'Adasea.
Le bénéficiaire de l'ARP peut également prétendre à une aide à la formation, à condition que celle-ci soit considérée comme prioritaire et agréée par le Préfet de Région. "Les frais de formation sont, en général, pris en charge selon un barème horaire, variable selon le niveau de formation, détaille Pierre Guyader. Parfois, il peut s'agir d'un forfait". Durant la formation, le stagiaire est rémunéré et bénéficie d'une protection sociale.

Un rendez-vous pour faire le point

Tous ces aspects peuvent être évoqués lors d'un rendez-vous avec un conseiller de l'Adasea. "Quand ils ne savent pas trop ce qu'ils veulent faire, nous pouvons aussi renseigner les agriculteurs sur la reconversion professionnelle, les aider à défricher le marché de l'emploi". D'autres ont déjà une idée précise en tête : le conseiller les aidera alors à frapper aux bonnes portes, à monter les différentes dossiers... "Il faut que les agriculteurs en difficulté en soient bien conscients : ils n'auront aucun mal à trouver du travail".

Les permanences de l'Adasea

L'Adasea organise régulièrement des permanences à Morlaix, Quimper, Saint Renan, Quimperlé et Châteauneuf du Faou. Mais, pour éviter les longues files d'attente, elle a décidé d'en modifier leur organisation : désormais, elles ont lieu uniquement sur rendez-vous. "Certains dossiers demandent plus d'une heure d'entretien avec le conseiller, explique Pierre Guyader. Et s'il n'y a personne, la permanence est annulée".
Pour tous renseignements complémentaires, vous pouvez prendre contact avec l'Adasea, à Quimper, 5 Allée Sully, au 02 98 52 48 05, ou à Saint Martin des Champs, 5, rue Marcellin Berthelot, au 02 98 88 09 15.

 

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