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Le Brit agricole de la Région soutient l'installation

Il y a deux ans, la Région Bretagne décidait d'étendre son dispositif Brit (Bretagne Reprise Initiative Transmission) au domaine de l'agriculture. Depuis, ce sont 61 dossiers qui ont permis d'accorder pour 2,6 millions d'euros de prêts d'honneur et de créer ou maintenir 110 emplois.

Caroline Voland Gourmon est la 61e bénéficiaire du Brit, depuis son ouverture à l'agriculture.
Caroline Voland Gourmon est la 61e bénéficiaire du Brit, depuis son ouverture à l'agriculture.
© Terra

Créé en 2006 à l’initiative de l'ancien président de Région Jean-Yves Le Drian, et de la Caisse des dépôts, Brit est un fonds régional destiné à faciliter la reprise de très petites entreprises (TPE) ou petites et moyennes entreprises (PME) sur le territoire breton. L'objectif est d'aider les entrepreneurs à renforcer leurs fonds propres en leur accordant des prêts d’honneur et, ainsi, leur faciliter l’accès au crédit bancaire. Depuis 2018, c'est la Banque des territoires qui a pris le relais de la Caisse des dépôts. "La Région nous avait demandé d'élargir le dispositif au domaine agricole. Ce qui a été fait car nous avons partagé le diagnostic qui fait des exploitants agricoles des chefs d'entreprise comme les autres", explique Myriam Abassi, directrice régionale adjointe de la Banque des territoires. Cette dernière a aussi annoncé qu'à compter du 1er janvier cette compétence sera transférée à la BPI (Banque publique d'investissement).

"La Bretagne est une terre d'élevage, et on sait que dans l'élevage, les montants d'investissements sont importants", ajoute Olivier Allain, vice-président du conseil régional, en charge de l'agriculture. Au départ réservé aux productions porcines et bovins viande, le dispositif a été étendu à la volaille.

 

Une montée en puissance

Alors qu’en Bretagne 50 % des chefs d'exploitation ont plus de 50 ans et vont cesser leur activité dans les dix ans à venir et qu’on estime à 2 400 le nombre de départs en retraite, chaque année, à partir de 2020, le dispositif Brit a d'ores et déjà permis de maintenir ou créer 111 emplois, en deux ans, dans la région. Cette année, une montée en puissance a été observée avec 1,16 M€ de prêts d’honneur accordés à 27 agriculteurs. Y sont associés 12,1 M€ de prêts bancaires et le maintien ou la création de 59 emplois. "Le rôle du comité d'agrément, composé de membres du conseil régional, de chefs d'entreprises, de banquiers... n'est pas de juger la technique, mais de voir si le candidat peut être un chef d'entreprise", soulignent Patricia Lasnier et Béatrice Parmentier, co-présidentes du réseau Initiative Bretagne, chargé de gérer le Brit.

 

 

"Mon installation, c'est un peu l'aboutissement de mon parcours"

À l'heure de faire un premier bilan, le conseil régional a mis à l'honneur la 61e bénéficiaire du dispositif Brit. Caroline Voland Goumond s'est installée en octobre 2018, en reprenant une exploitation de 55 hectares à Bain de Bretagne, pour y développer un élevage de Blondes d'Aquitaine, nourries exclusivement à l'herbe. Elle souhaite valoriser 100 % de sa production en vente directe dans des magasins et grande surface autour de chez elle. Ingénieure agronome, elle a travaillé dans pendant neuf ans dans le commerce de la viande bovine. "Mon installation, c'est un peu l'aboutissement de mon parcours", confie l'éleveuse. Grâce au dispositif Brit, elle a bénéficié d'un prêt d'honneur de 50 000 euros. "Ce chèque, ça me permet de me donner de l'air et de continuer à acheter des bêtes", ajoute Caroline Voland Goumon. Pour sa première année, son troupeau est composé pour un tiers de femelles de 9 à 12 mois, un tiers de bêtes d'un an et demi et un tiers de bêtes à finir, "pour commencer à sortir un revenu en fin d'année".

 

 

Le Brit en chiffres


2 600 000 euros de prêts d'honneur agricoles engagés pour un prêt moyen de 42 700 euros.

Un effet levier bancaire de 13,4 millions d'euros

61 bénéficiaires depuis novembre 2016 : 5 en 2016, 29 en 2017, 27 en 2018 + 7 projets présentés en comité de décembre

58 % de reprises dans le cadre familial, 38 % hors cadre familial, et 4 % de créations d'exploitations

Types de production : 28 projets porcs, 19 projets bovins, 14 projets avicoles, 2 projets en production sous serre.

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