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Le Cérafel persiste et signe

2009 est non seulement la première année de fonctionnement du Cérafel comme Association d'organisations de producteurs (AOP), mais elle est surtout marquée par une crise économique mondiale qui conforte le Cérafel dans sa décision de conserver une organisation collective capable d'intervenir sur le marché.

De gauche à droite, Laurent Kerlir, président de la FRSEA Bretagne, Louis Biannic, directeur de la Draaf Bretagne, Joseph Rousseau, président du Cérafel, et Yvon Auffret, directeur.
De gauche à droite, Laurent Kerlir, président de la FRSEA Bretagne, Louis Biannic, directeur de la Draaf Bretagne, Joseph Rousseau, président du Cérafel, et Yvon Auffret, directeur.
© Terra

Lors de l'assemblée générale du Cérafel, Joseph Rousseau, le président, a réaffirmé la volonté de l'AOP de rester indépendante. "Nous continuons à être en total désaccord avec les orientations du ministère, qui, si elles sont maintenues, vont amener l'organisation économique vers un délitement inéluctable".
Cette année difficile tend à prouver que ce choix est plutôt judicieux. Même si les effets de la crise auront été moins dévastateurs que dans les autres régions, la dévaluation de certaines monnaies, comme le rouble et la livre, aura fortement chahuté de nombreux marchés du Cérafel, notamment la tomate ou les artichauts. Pour ces derniers, l'action de l'AOP aura été très précieuse et permis de trouver de nouveaux débouchés, permettant ainsi de limiter les pertes. "De même pour le chou-fleur et le romanesco, si leurs chiffres d'affaires ont augmenté, c'est, entre autres, grâce à la transformation qui aura permis d'éviter l'effondrement des cours lors des pics de production", précise Yvon Auffret, directeur du Cerafel.


Hiérarchisation de l'AOP Cérafel

Joseph Rousseau explique : "le secteur des fruits et légumes est très particulier. Le premier niveau doit reposer sur des organisations de producteurs fortes avec des moyens humains et matériels pour mener leurs missions. Ces OP peuvent construire un deuxième niveau "régional" ou "de bassin" permettant de mettre en place des outils de gestion de marché, de promotion, de recherche et d'expérimentation. Le troisième étage est le niveau national, mais il doit rester léger. Dans ce projet, c'est surtout la volonté de nous amener dans une politique contractuelle qui nous inquiète. Nous sommes convaincus que la valorisation de nos produits ne peut pas se concevoir par des engagements à terme sur des volumes et des prix".
La refonte de l'organisation a eu un impact négatif sur le développement de la filière. L'adhésion aux AOP nationales est volontaire. Si les cotisations du Cérafel ont peu évolué, au niveau national, elles ont été divisées par 2, diminuant ainsi les investissements à venir pour la filière.

"Prince de Bretagne"

Si l'AOP Cérafel est toujours capable d'intervenir sur le marché, elle a aussi un autre atout : la marque "Prince de Bretagne". Dans ce contexte de guerre des prix, consentie et motivée par la mise en place de la Loi de modernisation économique (LME), trois points forts non négligeables sont mis en avant par les clients de la marque : le niveau qualitatif régulier des produits, la disponibilité de volumes sur les références les plus importantes, la largeur de la gamme.

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