Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Le Cérafel persiste et signe

2009 est non seulement la première année de fonctionnement du Cérafel comme Association d'organisations de producteurs (AOP), mais elle est surtout marquée par une crise économique mondiale qui conforte le Cérafel dans sa décision de conserver une organisation collective capable d'intervenir sur le marché.

De gauche à droite, Laurent Kerlir, président de la FRSEA Bretagne, Louis Biannic, directeur de la Draaf Bretagne, Joseph Rousseau, président du Cérafel, et Yvon Auffret, directeur.
De gauche à droite, Laurent Kerlir, président de la FRSEA Bretagne, Louis Biannic, directeur de la Draaf Bretagne, Joseph Rousseau, président du Cérafel, et Yvon Auffret, directeur.
© Terra

Lors de l'assemblée générale du Cérafel, Joseph Rousseau, le président, a réaffirmé la volonté de l'AOP de rester indépendante. "Nous continuons à être en total désaccord avec les orientations du ministère, qui, si elles sont maintenues, vont amener l'organisation économique vers un délitement inéluctable".
Cette année difficile tend à prouver que ce choix est plutôt judicieux. Même si les effets de la crise auront été moins dévastateurs que dans les autres régions, la dévaluation de certaines monnaies, comme le rouble et la livre, aura fortement chahuté de nombreux marchés du Cérafel, notamment la tomate ou les artichauts. Pour ces derniers, l'action de l'AOP aura été très précieuse et permis de trouver de nouveaux débouchés, permettant ainsi de limiter les pertes. "De même pour le chou-fleur et le romanesco, si leurs chiffres d'affaires ont augmenté, c'est, entre autres, grâce à la transformation qui aura permis d'éviter l'effondrement des cours lors des pics de production", précise Yvon Auffret, directeur du Cerafel.


Hiérarchisation de l'AOP Cérafel

Joseph Rousseau explique : "le secteur des fruits et légumes est très particulier. Le premier niveau doit reposer sur des organisations de producteurs fortes avec des moyens humains et matériels pour mener leurs missions. Ces OP peuvent construire un deuxième niveau "régional" ou "de bassin" permettant de mettre en place des outils de gestion de marché, de promotion, de recherche et d'expérimentation. Le troisième étage est le niveau national, mais il doit rester léger. Dans ce projet, c'est surtout la volonté de nous amener dans une politique contractuelle qui nous inquiète. Nous sommes convaincus que la valorisation de nos produits ne peut pas se concevoir par des engagements à terme sur des volumes et des prix".
La refonte de l'organisation a eu un impact négatif sur le développement de la filière. L'adhésion aux AOP nationales est volontaire. Si les cotisations du Cérafel ont peu évolué, au niveau national, elles ont été divisées par 2, diminuant ainsi les investissements à venir pour la filière.

"Prince de Bretagne"

Si l'AOP Cérafel est toujours capable d'intervenir sur le marché, elle a aussi un autre atout : la marque "Prince de Bretagne". Dans ce contexte de guerre des prix, consentie et motivée par la mise en place de la Loi de modernisation économique (LME), trois points forts non négligeables sont mis en avant par les clients de la marque : le niveau qualitatif régulier des produits, la disponibilité de volumes sur les références les plus importantes, la largeur de la gamme.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Crédits carbone : les premiers contrats sont signés
Fin 2019, la Commission européenne donnait son feu vert au régime d'aide proposé par la France pour le paiement de services…
Marc revit et se rééduque en allant voir ses vaches
Agriculteur à Loucelles, (14) ancien président de la FDSEA du Calvados et ancien vice-président de la Safer Normandie, Marc Buon…
Le plan de relance de l'apprentissage peut profiter au monde agricole
Le 4 juin, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé un plan de relance de l'apprentissage, avec notamment une prime à l…
Trop de porcs : l'État demande à la filière de s'organiser
Mardi 2 juin, un plan de filière porcin a été discuté en préfecture de Région pour tenter de résoudre le problème de fluidité des…
Les agricultures bretonnes en 2040 se dessinent aujourd'hui
Quels visages auront les agricultures bretonnes à l'horizon 2040 ? Désireux de se saisir des enjeux, de se projeter et de s'…
GAEC Cabri'Hyaule - Eleveurs de chèvres laitières : En bio, produire du lait avec des fourrages de qualité
Des bovins lait en conventionnel aux chèvres bio, la ferme a beaucoup changé depuis 2016. Aujourd’hui, nous sommes trois, le père…
Publicité