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Le Cerafel vend 500 000 tonnes de légumes par an

L'AOP Cerafel, qui regroupe sept organisations de producteurs et commercialise plus de 130 variétés de légumes, tenait son assemblée générale le 15 juin. L'occasion de faire un tour d'horizon non exhaustif de quelques unes des principales productions vendues sous la marque Prince de Bretagne.

En production de légumes, les années se suivent et ne se ressemblent pas, tant les conditions climatiques locales et en Europe peuvent être différentes d'une année sur l'autre. Ainsi, le scénario météorologique de 2016 s'est révélé l'inverse de 2015. Résultat ? Si le chiffre d'affaires global a été le meilleur de ces six dernières années, les trois principales sections en termes de volumes ont quant à elles subi des pertes de chiffre d'affaires.

 

Le plant de pommes de terre

La récolte de pommes de terre de consommation était en diminution de 3 % dans les cinq principaux pays producteurs nord européens, animant le marché par la forte demande des usines de transformation (frites surgelées), donnant ainsi une orientation favorable au marché du plant en France. À l'exportation, le manque de production se fait sentir avec des volumes commercialisés en baisse d’environ 7 000 t par rapport à 2015/2016 (83 000 t au lieu de 90 000 t). L’Égypte progresse encore (2 200 t) malgré des conditions de paiement dégradées (chute de la monnaie). Les exigences du cahier des charges algérien associées au manque de marchandises font chuter les exportations à 7 400 t au lieu de 15 600 t. Les tonnages commercialisés, toutes destinations, seront d’environ 134 000 t, au lieu de 142 000 t pour la campagne précédente. D’un point de vue économique, la valorisation significative du dessus de plants viendra compenser la baisse des livraisons en plants (rendement plus bas) tout particulièrement pour les variétés export.

 

Le chou-fleur

Après cinq années de baisse consécutive, les surfaces se stabilisent enfin et enregistrent même une légère hausse de 1,3 %, résultat d’une bonne campagne précédente. Le marché du chou-fleur vert a été difficile, en témoigne le prix moyen brut (0,488 €/tête) largement en retrait par rapport à 2015. En cause, une faible demande à l’export. Par contre, les choux-fleurs orange et violet tirent une nouvelle fois leur épingle du jeu : une augmentation des volumes de plus de 20 % pour un chiffre d’affaires en hausse de 6,5 %.

 

Le brocoli

Les apports 2016 s’élèvent à 7 689 t, soit une augmentation de 4 % par rapport à 2015. Les surfaces emblavées, en baisse de 5,5 %, atteignent 869 ha. Les rendements ont progressé sur cette campagne. Le pic de production sur la fin septembre n’a pas pu être absorbé dans son intégralité même si l’usine a chargé le double des volumes contractualisés.

 

Les artichauts

L’hiver doux suivi d’une forte pluviométrie au premier trimestre 2016 (500 mm) n’ont pas favorisé les cultures d’artichauts, quelles que soient les variétés. Les plants n'ont pas exprimé tout leur potentiel. Résultat : les volumes en début de saison ont été très faibles. Le début de campagne a été marqué par un télescopage avec la production des concurrents espagnols et des Pyrénées-Orientales. À cela s’est ajoutée une qualité médiocre des premiers artichauts (marqués, tulipés…), nécessitant la mise en place d’un référentiel, qui n’a jamais trouvé de réelle valorisation sur le marché.

 

La production bio

Elle continue de progresser. Le cumul des volumes atteint 15 731 t, ce qui représente une augmentation de volume de presque 9 % par rapport à la même période précédente. La gamme chou (chou-fleur, chou pommé, brocoli, romanesco) reste majoritaire en volume, représentant 54 % de la gamme. Malgré une augmentation de 8 % en volume (+9 % en brocoli, +7 % en chou-fleur), sa part dans la gamme bio s’est stabilisée cette dernière campagne, après avoir diminué au cours des dernières années. Des produits prennent de l’ampleur : +22 % en courgette, +25 % en endive, etc. Les légumes de diversification (légumes anciens dont le radis noir) voient également leur volume progresser. On note en revanche une baisse des volumes en artichaut bio (-39 % en Camus et -24 % en petit violet). La gamme sous-abri couvre 16 % du chiffre d’affaires global. Les volumes en tomates progressent de 75 % en 2016 et en concombre de 37 %.

 

 

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