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Le chien de troupeau, un allié indispensable au quotidien

Erwan Cutullic est éleveur laitier à Mellac dans le Finistère, en Gaec à trois associés. Avec 70 vaches laitières, ils livrent 370 000 litres de lait par an sur 84 hectares de SAU en bio. Le troupeau de vaches, conduit en partie en croisement, pâture plus de dix mois par an (80 ares/VL). Erwan travaille depuis trois ans avec Loupiotte, chienne border collie. Et a gagné depuis en autonomie et tranquillité dans les nombreux déplacements de ses animaux.

Par quel biais as-tu connu le travail avec un chien de troupeau ?

Erwan Cutullic. Mon père a eu plusieurs chiens de troupeau que j’ai pu voir travailler lorsque j’étais enfant. J’ai également été impressionné lorsque j’ai vu Robert Rivalain (éleveur, utilisateur de chien de troupeau, ndlr) déplacer ses génisses, dans le calme, sur plusieurs kilomètres avec seulement son chien et un bâton et je me suis dit que ça pouvait être intéressant chez nous.

Quels étaient les objectifs du chien de troupeau sur ton exploitation au démarrage ?

E.C. Je souhaitais pouvoir travailler au quotidien avec ma chienne : rentrer le troupeau de vaches pour la traite. De plus, l’exploitation étant située à proximité d’une zone d’activité, je trouvais sécurisant d’avoir la chienne à portée de main si des génisses sortaient de leur parcelle. Je voulais aussi que mes associés puissent travailler par la suite avec la chienne.

Comment s’est déroulée la période d’éducation, quelles ont été les difficultés rencontrées ?

E.C. J’ai fait la formation organisée par la chambre d’Agriculture, en partenariat avec l’association ABC29, qui m’a été indispensable pour acquérir la méthode de travail avec un chien et me permettre de bien démarrer. Je me suis rendu compte que pour bien réussir cette période, il faut réussir à rester calme et posé, et prendre du temps régulièrement pour être plus efficace. Il est aussi primordial d’être dans une période de sa vie où l’on est disponible dans sa tête pour créer la relation indispensable et comprendre au mieux le fonctionnement du chien de troupeau. Après, l’entraînement du chien doit se poursuivre dans le temps pour maintenir un bon niveau de travail.

 

 

Quel travail fait ta chienne aujourd’hui sur l’exploitation ?

E.C. Elle m’aide au quotidien ! Nous avons la chance d’avoir un parcellaire groupé et je peux aujourd’hui, avec Loupiotte, déplacer les animaux (vaches laitières et génisses) tout seul et traverser des parcelles en herbe sans couloir ni fil. Cela nous permet un pâturage "à la carte".

Je suis également plus souple et ne m’inquiète pas quand je dois déplacer des animaux. La création d’un boviduc nous permet maintenant d’emmener les animaux au pâturage à plus d’un kilomètre.

Est-elle indispensable aujourd’hui sur l’exploitation ?

E.C. Oui car elle me permet d’être vraiment autonome et tranquille dans le déplacement des animaux, ces derniers étant nombreux dans un système herbager. Ma plus grande crainte est de la perdre du jour au lendemain dans un accident sur la route qui traverse la ferme. Le travail avec un chien est une relation de partenariat qui amène une réelle ergonomie et une souplesse dans le travail chaque jour.


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