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Le coup de mou des abattoirs locaux

Les abattoirs bretons connaissent des jours difficiles. Si le cas Gad occupe le devant d'actualité avec 889 emplois supprimés, l'avenir d'autres outils industriels de moindre dimension apparaît préoccupant. Etat des lieux dans le Morbiban.

Marie-Christine Le Quer, élue à la chambre du Morbihan, où elle a la responsabilité des circuits-courts et Laurent Kerlir, président.
Marie-Christine Le Quer, élue à la chambre du Morbihan, où elle a la responsabilité des circuits-courts et Laurent Kerlir, président.
© Terra

L'abattoir Gallais, à Pontivy, fermera courant 2014 a annoncé son propriétaire, le groupe  Bigard. Outre les 65 emplois du site, Pontivy perdra aussi un outil local de valorisation de la production bovine. Une bien mauvaise nouvelle alors que chambre d'agriculture du Morbihan et agriculteurs locaux militaient depuis plus de six ans pour la création d'un abattoir de proximité à Sérent, à l'Est du département. Les collectivités locales manquaient déjà d'entrain. Les banques aussi traînaient les pieds, arguant l'absence d'un partenaire industriel puissant. Et voilà que les responsables agricoles morbihannais apprennent que l'abattoir de Vannes est à vendre... mais n'a pas de repreneur. Raison suffisante pour que Laurent Kerlir, président de la chambre d'agriculture du Morbihan, émette aujourd'hui quelques doutes sur la concrétisation du projet de Sérent et, sans renoncer à l'ambition d'un outil viable, milite désormais pour qu'une suite heureuse s'écrive à la tumultueuse histoire de l'abattoir de Vannes.

 

Menacée de multiples fois de fermeture pour raisons sanitaires, l'entreprise Le Floch est aujourd'hui aux normes après qu'y aient été réalisés des investissements nécessaires. Elle serait donc potentiellement reprenable pour peu qu'un repreneur se présente. La chambre du Morbihan veut y croire et agira en conséquence, autant qu'elle l'a fait pour le projet de Sérent, assure Laurent Kerlir en mettant en avant l'importance de l'abattage local pour fournir un marché local de boucheries, mais aussi la restauration collective du département et toutes les formes de circuits courts. Le Morbihan produit 24 000 tonnes de viande bovine, le débouché local boucherie plus circuits court en absorbe 10%, soit 2200 tonnes. La question est simple : qu'en sera-t-il de cette production de viande et des éleveurs qui en retirent un revenu quand plus aucun opérateur ne sera présent pour la valoriser ?

A l'heure où tout le monde est d'accord pour vanter les atouts (sanitaires, économiques) des  productions de proximité, il devient urgent de sauver l'existant, dans le Morbihan et bien au-delà.

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