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Le Crédit agricole accompagnera le développement de la Bio

Le rendez-vous est maintenant bien installé. Chaque année, au Space, le Crédit agricole de Bretagne présente un bilan à mi-année, illustrant ainsi les grandes tendances que l'on retrouvera sur les salons de rentrée. Il fixe aussi ses priorités sur les mois à venir. Cette année il a donc dévoilé les outils qu'il met en place pour accompagner le développement de la bio.

Space 2019
Stéphane Bouganim, responsable marché agriculture, Franck Bertrand, secrétaire général Crédit agricole en Bretagne, Olivier Desportes, président, Jean-Christophe Roubin, expert agricole du groupe Crédit agricole SA.

2018 avait vu les caisses de Crédit agricole bretonnes accorder 7,3 milliards d'euros de prêts à l'agriculture. Un chiffre qui place le Crédit agricole largement en tête du financement de ce secteur d'activité. 2019 s'annonce sous les meilleurs auspices, puisque les productions traditionnelles de la Bretagne, en particulier, le lait, le porc et la volaille se portent plutôt mieux, voire bien. L'investissement repart donc à la hausse. Une hausse chiffrée pour le moment à +19,4 % sur une période comparable du premier semestre de l'année civile.

 

Six mois particulièrement dynamiques

"Si la progression des six premiers mois de 2019 se confirmait sur la fin d'année, il faudrait alors parler d'année exceptionnelle !", indique la fédération bretonne du Crédit agricole. Si le taux de progression est de +10,8 % au niveau national - ce qui est déjà loin d'être négligeable - le chiffre de progression de l'investissement est presque du double en Bretagne à +19,4 %. Plusieurs éléments contribuent à cette progression. D'abord l'Ouest de la France a globalement moins subi d'incidents climatiques cette année, mais surtout l'installation et le financement de matériels ont littéralement boosté l'investissement.

Deux types d'élevages figurent dans le peloton de tête des productions qui investisent, le lait, et la volaille. En production laitière, la progression est de +31,6 % par rapport à l'année 2018, avec des bâtiments, du matériel et... des robots. Olivier Desportes note qu'en lait "les +20 €/1 000 litres de hausse du prix de l'an passé étaient nécessaires" et expliquent en grande partie cette reprise de l'investissement. "Les éleveurs étaient en attente", selon le président de Crédit agricole en Bretagne. Stéphane Bouganim, responsable du marché agricole, précise : "Nous voyons arriver beacoup de projets de modernisation en élevage laitier, avec de la robotisation, il existe une accélération de ce phénomène c'est surtout ce point qui est nouveau. Certains éleveurs sont "usés", ils aspirent à d'autres conditions de travail".

 

Robots, photovoltaïque et foncier

D'autres types d'investissements semblent avoir le vent en poupe, comme les systèmes photovoltaïques en autoconsommation qui présentent là aussi des montants d'investissements importants, d'autant qu'ils se cumulent quelquefois avec l'investissement bâtiment. On peut les retrouver sur des bâtiments volaille, porc voire en lait.

Il suffisait d'ailleurs de circuler dans les allées du Space pour vérifier que derrière ces chiffres se trouvaient des réalités tout à fait concrètes !

À noter que le foncier redevient un poste important de progression des investissements avec une évolution de +23 %. L'agrandissement et le regroupement des exploitations, les besoins d'épandage, expliquent cette progression qui ne devrait pas se démentir dans les années à venir.

 

Space 2019

Objectif bio

Franck Bertrand, secrétaire général, le souligne, le Crédit agricole continue de financer l'agriculture "conventionnelle" ! Mais il finance tous les types d'agriculture. Il met l'accent cette année sur la définition d'une offre spécifique à l'agriculture bio. En effet, si "la bio" représente aujourd'hui 8,5 % des exploitations bretonnes, et 6,6 % de la SAU, elle représente aussi un mode de production en progression constante avec des besoins particuliers. Le premier d'entre eux est souvent un besoin de trésorerie important, notamment pendant la phase de reconversion. Le besoin d'investissement est aussi important dans la mesure où il convient souvent de renouveler le parc matériel notamment pour les cultures. Les producteurs bio ont aussi besoin de sécuriser leur production notamment face aux évenements climatiques et ils peuvent, plus que l'agriculture conventionnelle, subir des pertes de chiffre d'affaires.

Un jeune sur trois qui s'installe en 2019 le fait en bio. Et 43 % des producteurs bio valorisent tout ou partie de leur production grâce à des circuits courts. La Banque adapte donc ses outils et ses propositions aussi à ce type de besoin avec des solutions de paiement, et d'encaissement avec un smartphone. Dernière nouveauté, un prêt pour financer le coût et les outils de campagnes de communication est aussi proposé aux clients de la Banque verte. Un accompagnement qui se veut à la carte et adapté aux besoins des exploitants.

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