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Le Crédit agricole conforte sa place de leader

Premier financeur de l'économie et de l'agriculture, premier réseau d'épargne... En 2013, malgré une conjoncture difficile, le Crédit agricole a encore consolidé sa place de leader dans le Finistère.

De gauche à droite : Nicolas Venard, directeur général de la caisse de Crédit agricole du Finistère, Jean-Paul Kerrien, président, et Benoît Leduc, directeur général adjoint.
De gauche à droite : Nicolas Venard, directeur général de la caisse de Crédit agricole du Finistère, Jean-Paul Kerrien, président, et Benoît Leduc, directeur général adjoint.
© Chantal Pape

"2013 a été une année très active". Avec plus de 36% de parts de marché sur la réalisation de crédits et 33,5% sur la collecte d'épargne, le Crédit agricole du Finistère a renforcé, l'an passé, sa place de première banque du département. "Nous avons prêté 1,3 milliard d'EUR, indique Benoît Leduc, directeur général adjoint. Et gagné 3 à 4 points de parts de marché sur les crédits à l'habitat, en progression de plus de 12%". La progression est nette aussi du côté des assurances avec, en moyenne, 160 nouveaux contrats par jour.

Malgré un produit net bancaire en léger repli, - 1,2%, et un coût du risque en progression, 18 millions d'EUR en 2013 contre 15 millions en 2012, le résultat net de la banque verte s'affiche à 63 millions d'EUR, en progression de 2,7%. "Le résultat d'une gestion rigoureuse", explique Benoît Leduc. Et une condition indispensable pour que la banque puisse garder, demain, ses capacités de financement. Car les normes se resserrent et "pour prêter à nos clients, nous devons disposer de fonds propres en proportion de nos crédits et de nos risques".

"Notre résultat nous permet aussi d'aller plus loin dans l'accompagnement de l'économie locale", souligne Nicolas Venard, le directeur général. Confiant dans l'avenir des filières agricoles et agro-alimentaires, le Crédit agricole entend leur donner les moyens de rebondir. "Nous allons créer une société dédiée à l'accompagnement en capital", détaille Jean-Paul Kerrien, le président. Dotée de 2 millions d'EUR, elle permettra notamment d'aider à la transmission d'exploitations agricoles. "Quand elle se fait hors cadre familial, les crédits bancaires ne sont pas toujours suffisants. C'est un enjeu important, si on veut que production et centres de décision restent dans le Finistère".

Dans ce département baigné par la mer, la banque verte fait le pari que, dans les années à venir, les activités qui y sont liées, nautisme mais aussi énergie, aquaculture, algues... seront créatrices d'emplois et de valeur. "Une équipe sera désormais chargée d'accompagner tous ces dossiers". Courant 2014, le Crédit agricole va également créer une fondation. Dotée de 2 millions d'EUR, elle portera la politique de mécénat de la banque. "Cela donnera plus de visibilité à ce que nous faisions déjà, indique Jean-Paul Kerrien. Et nous permettra d'accompagner de nouveaux projets". Enfin, elle participera à un fonds de dotation pour soutenir la production cinématographique.

Agriculture

Des situations très hétérogènes

 

"Malgré la conjoncture, nous avons réalisé autant de crédits à l'agriculture en 2013 qu'en 2012, 179 millions d'EUR", indique Nathalie Cado, responsable du marché de l'agriculture et des professionnels au Crédit agricole. Des crédits tirés en début d'année, par les mises aux normes bien-être en production porcine mais aussi par des achats de matériel, notamment en production laitière. Mais, en lait comme en porc, les besoins de trésorerie ont été plus élevés, notamment au dernier trimestre. "Et, au niveau des résultats, on constate une très grande hétérogénéité des situations, rajoute Nathalie Cado. Les écarts se creusent". Si la technicité peut l'expliquer, s'y rajoutent aussi l'organisation, l'anticipation et les relations humaines.

Si, au niveau de la caisse régionale, les provisions pour risques ont progressé légèrement, ce n'est pas le cas en agriculture. "Tout au long de l'année, nous avons été attentifs. Et avons voulu anticiper pour trouver des solutions". Anticiper a aussi été le maître-mot en ce qui concerne les installations, dont près de 8 sur 10 sont financées par le Crédit agricole. "Nous voulons travailler le plus en amont possible, lors de la transmission d'exploitations". Avec l'agrandissement des structures, les montants de reprise peuvent être très importants, ce qui a poussé la banque à créer une société de prise de participation en capital.

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