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Une économie Morbihannaise saine
Le Crédit Agricole se veut rassurant

Alors que la crise financière donne des allures de yoyo à la courbe des actions du Crédit Agricole SA, les caisses régionales bretonnes ont souhaité rassurer, jeudi dernier. Pour Hubert Brichard, directeur général du Morbihan, l'économie départementale est saine. Raison de plus pour continuer à emprunter selon la banque verte.

Pour Hubert Brichard, directeur général du Crédit Agricole du Morbihan, à droite sur ce cliché, l'économie morbihannaise est saine
Pour Hubert Brichard, directeur général du Crédit Agricole du Morbihan, à droite sur ce cliché, l'économie morbihannaise est saine
© claire le clève

 

"Le crédit Agricole est solide" a tenu à rassurer jeudi dernier, le directeur générale de la Caisse régionale du Crédit Agricole du Morbihan? Pour preuve, les 64 milliards d'euros de fonds propre que la banque verte a capitalisé et ses 2 milliards d'euros de bénéfices réalisés au premier semestre 2008, certes en retrait par rapport à l'an passé. En pleine tourmente financière, le Crédit Agricole a souhaité dénoncer "quelques contre vérités". "Nous ne manquons donc pas de fonds propres qui s'élèvent pour la seule caisse régionale du Morbihan 600 millions d'euros". Un matelas qui constitue 8 % de ce que la première banque Morbihannaise peut légalement prêter. "Et la banque prête" a tenu a souligner Hubert Brichard, "si le ralentissement économique a réduit la demande de certains emprunteurs le Crédit Agricole n'a pas modifié ses conditions d'octroi de crédit". Et le Crédit Agricole pari même sur une détente dans les semaines à venir. Le lest lâché par la banque central jeudi dernier est un premier signe fort. Entre les 10,5 milliards d'euros de fonds propres prêtés par l'Etat et  les 320 milliards d'enveloppe d'emprunts possibles pour les banques garanties par l'état pour offrir du crédit à l'économie, les signaux s'accumulent pour relancer la machine.

 

Rétablir la confiance

Faut –il encore que l'économie tienne. "Elle est globalement saine" analyse Hubert Brichard pour le Morbihan, "même si un ralentissement économique est à prévoir, mais elle est capable de le surmonter".  Au rand de la tendance baissière, les transactions immobilières, "même si l'activité du bâtiment marche encore très bien". Tendance baissière également pour le nautisme, "à l'exception du haut de gamme". A la baisse encore, la sous-traitance automobile est en souffrance. Pour autant, des secteurs sont solides, "l'informatique, pharmaceutique, plasturgie, chaudronnerie". Reste que sur le marché agricole, "secteur qui a une grande capacité a absorber les crises, l'agriculture a beaucoup investi notamment en matériel avec une progression des achats de 33 %" note Hubert Brichard qui souligne que l'enveloppe de crédits mise à disposition pour l'économie locale n'a pas variée entre 2007 et 2008. "Elle est de 500 millions d'euros et on espère encore une baisse des taux". Alors même si le directeur du Crédit agricole reconnaît en la crise actuelle une crise financière d'une ampleur jamais connue depuis 1929, "la bourse n'est plus le reflet de la valeur économique des entreprises" regrette t-il et déplorant une crise de confiance dont les dégâts peuvent être lourds, en dépit de la solidité économique de la Bretagne

 

Claire Le Clève

 

Hubert Brichard, "l'économie Morbihannaise est saine".

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