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Le Gouessant annonce de bons résultats en 2016

Malgré les crises traversées en 2016 dans le secteur du porc, du bovin lait et de la dinde, la coopérative Le Gouessant, grâce à ses activités annexes, parvient à dégager sur l'exercice 2016 un résultat net en hausse de 4 millions à 12,7 millions d'euros sur l'ensemble du groupe. Des ristournes aux adhérents à hauteur de 3,3 millions d'euros sont annoncées.

Le président Patrick Fairier entouré du nouveau et de l'ancien directeur, Rémi Cristoforetti et Jean-Charles Oisel.
Le président Patrick Fairier entouré du nouveau et de l'ancien directeur, Rémi Cristoforetti et Jean-Charles Oisel.
© Terra

En 2016, les activités traditionnelles de la coopérative Le Gouessant (Lamballe) ont été affectées par les crises porcine et laitière. Le tonnage du volume d'aliments se stabilise à 828 000 tonnes contre 853 000 tonnes en 2015. Pour autant, la Coopérative dégage un chiffre d'affaires de 521 millions pour un résultat net de 12,7 millions d'euros. "Le meilleur résultat jamais réalisé", note Patrick Fairier, son président. Comment l'expliquer ? Alors que les productions traditionnelles sont en baisse, les activités annexes ont elles le vent en poupe. La bonne tenue de l'aliment volailles, la conjoncture favorable en oeufs en fin d'exercice mais aussi le développement des aliments biologiques, en hausse de 14 % (62 000 tonnes), la production d'aliments aquacoles, des aliments "santé" et de l'export tirent leur épingle du jeu. "Nous, notre politique est de rechercher des niches qui rapportent une plus forte valeur ajoutée", décrit le directeur général Jean-Charles Oisel. D'ici 3 à 4 ans, la production d'aliments bio - fabriqués par l'Ufab (35) - devrait atteindre 100 000 tonnes. Un programme d'accompagnement de dix producteurs de porc bio est également lancé. Mais Le Gouessant ne veut pas céder à l'emballement. "Si nous défendons cette production, pour autant elle doit être maîtrisée pour répondre aux critères AB", évoquant l'approvisionnement en matières premières comme un des facteurs limitants. Autre secteur "niche" dont le développement est salué : celui du lancement de la gamme charcuterie sous la marque Terres de Breizh, rejoignant ainsi la commercialisation de la pomme de terre et des œufs. Issus des élevages référencés "Fermes des 4 soleils", les produits de la marque véhiculent une image de "sérieux" et de "local". La prochaine étape sera l'arrivée du blanc de volaille dans les rayons et le reférencement de 30 nouvelles fermes en 2017.

Des ristournes aux adhérents

Au vu des résultats, la coopérative annonce 3,3 millions d'euros de ristournes, avec un effort porté sur la production laitière, soit l'équivalent de 10 €/t d'aliment pour un producteur laitier et 6 €/t pour un producteur de porc. "Cela équivaut à 10 500 € pour un élevage moyen de 220 truies et 6 500 € chez un éleveur de 8 000 poules pondeuses bio", précise Patrick Fairier.

Des résultats qui permettent aussi de booster l'investisement. En 2016, l'investissement d'un montant de 13 millions d'euros s'est concentré sur les activités biologiques et aquacoles. En 2017, il passe à 17 millions d'euros, en hausse de 30 %, privilégiant les activités "porteuses d'avenir" comme l'aliment bio ou encore la thermisation des aliments volailles.

 

Un nouveau directeur général

Avec le départ à la retraite de Jean-Charles Oisel, Rémi Cristoforetti, âgé de 50 ans, endosse la fonction de directeur général à compter du 2 juin. Présent depuis janvier 2017 en tant que directeur adjoint de la coopérative, l'homme a fait ses armes chez Evialis Nutrition (ex Guyomarc'h) notamment dans le développement à l'international puis chez Diana Pet Food comme président.

Jean-Charles Oisel boucle 37 ans de carrière à la coopérative Le Gouessant dont 7 années de direction générale.

Les chiffres

521 millions d'euros de CA

12,7 millions de résultat net

4 000 adhérents

715 salariés

828 000 t d'aliments produits dont 62 000 t d'aliments bio et 21 000 t d'aliment aquacole

300 magasins avec la référence Terres de Breizh

900 millions d'œufs ; 275 millions d'œufs alternatifs (plein air, label rouge, AB)

1 poule sur 3 en production alternative

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