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Le lait français est de plus en plus concentré

Les exploitations laitières françaises sont toujours moins nombreuses et toujours plus grosses. Une tendance structurelle confirmée par la fin des quotas, explique FranceAgriMer dans une nouvelle analyse des structures laitières françaises. "Alors que le rythme de réduction des livreurs avait ralenti entre 2011 et 2014, la tendance à la baisse s’est à nouveau accélérée depuis la fin des quotas", dissèque FranceAgriMer dans une nouvelle étude dédiée aux Structures de production laitière en France : livreurs et vendeurs directs.

Entre 2008 et 2011, le nombre de livreurs de lait a fléchi de 13,4 %. Entre 2011 et 2014, la baisse avait été un peu plus modérée, à 11,6 %. Mais depuis la fin des quotas, elle reprend de plus belle et atteint 13,2 % jusqu’en 2017 accentuant le phénomène d’agrandissement des exploitations.

Les prémices de la dérégulation avaient poussé les éleveurs à livrer plus : les livraisons moyennes par exploitation ont augmenté de 20,6 % entre 2008 et 2011. Mais la crise qui a suivi la fin des quotas a eu tendance à freiner quelque peu la course aux volumes. Les livraisons moyennes n’ont augmenté "que de" 14,1 % entre 2014 et 2017. Cette hausse n’a pas permis de compenser complètement la baisse du nombre d’élevages et a conduit à une légère baisse de la production nationale (- 0,9 %).

13 639 "petites exploitations" livraient moins de 100 000 litres en 2008. Elles ne sont plus que 5 203 aujourd'hui. Le rythme de la diminution de leur effectif est deux fois plus élevé que pour toutes les exploitations françaises. "Leur part dans les livraisons nationales, s’est amenuisée à 1,2 % en 2017-2018", détaille FranceAgriMer.

À l’opposé, le nombre de grandes exploitations laitières été multiplié par près de dix en neuf campagnes. De 351 en 2008, la France compte, en 2017, 2 695 exploitations livrant plus d’un million de litres de lait. Leur part dans la production nationale s’est envolée de 1,8 % à 14,3 %.

Si les exploitations sont de plus en plus grandes, elles se localisent aussi de plus en plus dans des zones de plaine ou de montagne apportant une forte valorisation des produits. Dans les bassins de plaine, comme le Grand Ouest, le déclin des exploitations laitières est plus modéré qu’à l’échelle nationale. C’est le cas également en Savoie, dans le Jura, dans les Vosges et dans la moitié du Massif central. A contrario, les zones traditionnelles de polyculture élevage, comme le Sud-Ouest et le Centre, connaissent une forte déprise laitière. Le déclin du nombre de fermes laitières y est plus rapide qu’à l’échelle nationale. L’élevage laitier entre en concurrence avec d’autres productions, notamment les cultures. Et chacun sait que lorsque les vaches sont parties... elles ne reviennent plus.

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