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Le légume transformé cherche des producteurs AB

Avec ses 168 000 tonnes de légumes produits pour la transformation en Bretagne, l’organisation de producteurs de la Cécab confirme sa position de leader. Et si l’année a été compliquée côté météo, 2016 s’en tire plutôt bien. 6 % de surfaces supplémentaires sont alloués pour 2017 où irrigation et attentes sociétales sont priorisées. L’appel à de nouveaux producteurs bio est lancé.

Jean-Claude Orhan, président de l’OP légumes et vice-président de la Cécab au côté de Frédéric Leturcq, directeur du groupe d’aucy.
Jean-Claude Orhan, président de l’OP légumes et vice-président de la Cécab au côté de Frédéric Leturcq, directeur du groupe d’aucy.
© Terra

C’est moins catastrophique qu’ailleurs en France, nous avons atteint 96 % du prévisionnel, c’est plutôt bien", se réjouit Jean-Claude Orhan, président de l’OP et producteur à Monteneuf, en Gaec. Car l’année 2016 a été compliquée en légumes de conserve, entre inondations printanières et stress hydrique particulièrement important d’été. "On a moins souffert en Bretagne qu’ailleurs", temporise-t-il soulignant l’importance de l’irrigation. "Notre résultat, proche d’une situation normale, est lié à son développement pour la moitié des producteurs", insiste-t-il. Face aux cycles courts et aux situations souvent urgentes de récolte, "il a fallu absorber de grosses quantités de légumes sur des périodes raccourcies".

La demande en bio síest accrue de 25 %

"Significative", la hausse des surfaces en légumes de transformation de 6 % pour 2017 a été actée au sein de l’OP. Augmentation des besoins, prises de position, nouveaux débouchés dans les domaines des colorants végétaux et arômes naturels, "renforcement de notre partenariat avec Kerlys, filiale d’Intermarché", expliquent cette progression. Avec cent producteurs pour 450 ha en bio en Bretagne (850 au niveau national), le développement de la gamme de légumes AB de transformation s’accroît. "Nous avons une forte hausse de la demande de fabrication, 25 %, c’est brutal. Nous sommes un des plus gros opérateurs mais on ne peut pas répondre à la demande. Ceux qui peuvent produire ont atteint leur limite et la conversion dure deux à trois ans. On y travaille avec une équipe dédiée", souligne Frédéric Leturcq, directeur du groupe d’aucy, avec tarifs en progression à la clé. "Le bio est une priorité, on appelle nos producteurs à faire une conversion. Pour autant, on ne laisse pas tomber nos producteurs conventionnels. On produit pour des marchés", insiste Jean-Claude Orhan pointant la nécessaire évolution des modèles, "ainsi que nos systèmes pour utiliser le moins possible de phyto. Nous sommes dans cette démarche de réduction. Il nous faut juste du temps et ne pas le faire au détriment de la rentabilité économique". Validation du dossier Dephy II et mise en place d’un GIEE sur l’agriculture de précision y contribuent pour "apporter de meilleures réponses aux attentes sociétales".

Irrigation, l'assurance récolte

Changement climatique oblige, "pour utiliser le moins possible d’eau et mieux la valoriser au bon moment, on propose et développe des outils d’aide à la décision", dont la sonde Sentek, relève Jean-Claude Orhan pour qui "l’irrigation est une assurance récolte, ça la sécurise ainsi que la filière". Satisfaits que Département et Région aient signifié leur soutien à la filière, les responsables de l’OP espèrent le voir transformé en aides pour développer les retenues collinaires dont les responsables rappellent que l’impact est "de 0,02 % des pluies hivernales bloquées lors de pluviométries excessives". Des réserves hydriques que les producteurs couvent de leurs yeux car si les craintes étaient importantes en sortie d’un hiver particulièrement sec, "seuls 15 % des volumes manquent", temporisent aujourd’hui les responsables.

 

L'OP légumes de la Cécab


L’OP légumes de la Cecab représente en Bretagne 58 % des légumes de transformation (de conserve et surgelés) et regroupe 839 producteurs en Bretagne élargie couvrant 12 400 ha dont la moitié est irriguée avec une production de 168 000 tonnes en 2016 :

- Morbihan, 540 producteurs, 8 250 ha

- Côtes d’Armor, 126 producteurs, 1 400 ha

- Finistère, 85 producteurs, 1 300 ha

- Ille-et-Vilaine, 38 producteurs, 400 ha

- Loire Atlantique, 50 producteurs, 1 050 ha


Ils produisent pour la conserve par ordre décroissants de volumes : petit pois, haricots, flageolets, épinards et carottes pour les cinq premières productions auxquelles s’ajoutent celles de céleri rave et en branche, betterave, courgette, chou-fleur, brocoli, navet, poireau, potiron et panais.

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