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CHEZ PIERRE-YVES GARRAUD, À GUÉHENNO (56)
Le phosphore prend "une raclée"

Pour réduire le phosphore, des solutions existent. C'est tout l'objet des portes ouvertes organisées par la chambre régionale d'agriculture de Bretagne. Pour le réduire sur son exploitation, Pierre-Yves Garaud a choisi de le capturer dans la fraction solide du lisier de ses porcs, grâce au raclage. Composté, l'engrais est exporté.

Pierre Yves Garaud.
Pierre Yves Garaud.
© terra

Ce n'est pas "une claque" mais véritablement "une raclée" que Pierre-Yves Garaud à choisi d'appliquer au phosphore afin de le capturer et de rentrer dans les clous de la nouvelle réglementation. Naisseur-engraisseur avec 150 truies, l'éleveur a choisi de modifier son système en l'optimisant. Il s'est associé à d'autres producteurs pour créer une maternité collective.
Pour faire face à l'arrivée, toutes les trois semaines, d'un lot de 500 porcelets et les engraisser, ce jeune éleveur a fait construire un bâtiment neuf de 1 080 places, en complément du bâti existant. Pour respecter la pression maximale en phosphore total de 85 uP205/ha sur les parcelles de son plan d'épandage, il a choisi de le capturer sur la phase solide du lisier. Ce, grâce à un procédé de raclage en V, développé à la station de Guernevez.


Bonnes performances

"A l'origine, j'étais parti sur un autre système de traitement. C'est au Space, en 2009, que j'ai vu ce procédé de raclage. Il permet d'abattre 90 % du phosphore et 55 % de l'azote en récupérant les crottes solides et en les compostant sur de la paille. Mon compost est pour l'instant repris par la Cécab, L'objectif est de le valoriser en direct".
C'est le moyen pour lui d'optimiser son plan d'épandage, tout en améliorant l'ambiance de son bâtiment et en supprimant les problèmes d'ammoniac. Depuis novembre 2010, 1 000 cochons sont déjà sortis de ce nouveau bâtiment. "Il présente beaucoup d'intérêts. Le séparateur de phase fonctionne. J'ai juste des détails de réglage à réaliser, estime l'éleveur qui cite un 900 g de GMQ, dans l'autre bâtiment. Il faut que j'apprenne à travailler avec. La ventilation est différente. L'ambiance
est bonne, l'ammoniac inférieur à 10 ppm".

370 euros la place

En exportant le compost réalisé à partir des fèces solides raclées et de paille, l'éleveur réduit de 90 % le phosphore rejeté soit 4600 uP205/ha. Un abattement qui a justifié une aide de l'Agence de l'eau de 37 000 euros pour la construction de son bâtiment pour lequel il a investi 380 000 euros, soit 370 euros par place, dispositif de raclage inclus. 70 000 euros supplémentaires ont été consentis pour le hangar de compostage qui doit abriter 6 mois de stockage.

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