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Le poulet de Janzé se vend aussi à la ferme

Jacques Barrel, éleveur à Essé, a ouvert mi-septembre un magasin à la ferme pour vendre des volailles de Janzé, celles qu'il produit mais aussi celles de ses collègues du groupement. C'est une première expérience de vente à la ferme en production avicole label rouge qui s'inscrit dans une démarche collective.

Sa meilleure publicité est sans doute les chapons qui gambadent à quelques mètres de son magasin. Producteur de lait et de volailles de Janzé à Essé, Jacques Barrel a le sens du contact et la passion de ses produits. Habitué des animations commerciales, il sait que les consommateurs apprécient la qualité des volailles label rouge. "Lors des animations, de la foire aux chapons, c'est génial d'expliquer aux gens comment on travaille, de voir que nos volailles leur plaisent, apprécie l'agriculteur. J'ai eu envie de prolonger ces échanges". L'idée nait de créer un magasin à la ferme pour proposer des volailles de Janzé et pour montrer aux consommateurs les conditions de production des volailles. Pendant un an, il cogite, en parle à ses collègues du groupement de producteurs de volailles de Janzé. Mais comment rendre compatible la vente directe avec le respect du cahier des charges label rouge ? "Nous travaillons en bande unique et n'avons donc des poulets prêts à abattre que tous les trois mois", souligne Jacques Barrel. C'est là que joue l'organisation en filière des producteurs de Janzé. En mettant en commun, la production des 180 éleveurs du groupement, Jacques Barrel peut proposer des trois volailles (poulets blancs et jaunes, pintades) toute l'année. Qu'elles soient destinées à la grande distribution, aux réseaux des bouchers et au magasin à la ferme, les volailles sont abattues à Château-Gonthier. Janzé volailles, la branche commerciale de la coopérative, se charge de préparer les colis correspondants aux commandes pour Jacques Barrel, comme c'est fait pour les boucheries. "Ce système en commun m'a, non seulement, évité d'avoir à investir dans un abattoir à la ferme et en plus il me permet de proposer toutes les volailles mais aussi de la découpe en barquettes, apprécie l'éleveur. En plus, c'est bien la production de tous les éleveurs qui est mise en avant". "Une telle démarche n'est possible que par la proximité de tous les intervenants", note Stéphane Letué, directeur de la coopérative des fermiers de Janzé.

Rapprocher producteurs et consommateurs

Question prix, éleveurs comme consommateurs s'y retrouvent. L'éleveur et la coopérative ont décidé d'un cahier des charges pour la vente à la ferme qui établit, entre autres, les modalités tarifaires. Le poulet est vendu à 4,98 euros le kilo, contre une vente à 6, 50 euros en grande surface. "Et ce prix inclut la juste rémunération des éleveurs, tient à souligner Jacques Barrel. Je vous laisse deviner qui se fait des marges sur notre dos".

Depuis mi-septembre, Jacques Barrel et sa famille accueillent les consommateurs les vendredis après-midi et les samedis matin. "Cela reste une niche, ne cache pas le producteur. Mais pour l'instant, ça a l'air de bien fonctionner et c'est une occasion d'un contact direct avec nos clients, de leur apporter une réponse à leur envie de consommation locale". L'éleveur se donne un an pour tester son initiative. Une initiative que la coopérative de Janzé aimerait multiplier.

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