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SALON INTERNATIONAL DE L'AGRICULTURE
Le rendez-vous de la politique agricole

En l'absence du président de la République qui ne devrait se rendre au salon de l'agriculture que peu de temps avant sa fermeture, la "vedette" de l'inauguration, aux côtés du ministre de l'Agriculture, aura été le Commissaire européen Dacian Ciolos. Lequel n'a pas manqué d'évoquer l'avenir de la PAC.

Rejoint en milieu de matinée par le nouveau Commissaire européen de l’agriculture, le Roumain Dacian Ciolos, Bruno Le Maire a arpenté le salon : les filières de l’élevage, puis celles des grandes cultures, les fruits et légumes sans oublier la filière viticole. L’occasion pour le ministre français de lui faire redécouvrir la diversité de l’agriculture française, car ce dernier connaît déjà bien la France et son agriculture ayant fait une partie de ses études supérieures agricoles à Rennes.
"Il est logique que le Commis-saire européen en charge de l’agriculture profite d’une telle occasion pour rencontrer les agriculteurs et discuter de leurs problèmes", a déclaré Dacian Ciolos. Le Commissaire s’est montré très attentif et très ouvert au dialogue. "Il n’y a pas qu’en France que l’agriculture rencontre des difficultés. On dispose d’un instrument, la PAC, que l’on va essayer de mieux adapter afin qu’elle réponde encore mieux aux réalités de l’agriculture européenne".
"La PAC, depuis son origine, a su s’adapter, a encore affirmé le Commissaire européen. Nous devons trouver des instruments qui permettent une stabilité du revenu des agriculteurs et qui permettent à l’agriculture, non seulement de jouer son rôle d’approvisionnement des marchés, mais aussi d’entretenir plus de 80 % du territoire européen…". Pour Dacian Ciolos, tous ces éléments devront être pris en compte dans la future politique agricole commune. Il s’agit de répondre aux enjeux de la société : l’alimentation, la sécurité alimentaire, la qualité et la diversité de nos produits agricoles. "Sans oublier les questions liées à l’emploi en milieu rural, les attentes des contribuables sur les questions environnementales et celles du changement climatique…", a-t-il ajouté.

 

La priorité, c'est le budget

Invités sur le plateau de télévision du SIA, "Terres d’info", le Commissaire européen et Joseph Daul, député européen et président du Parti populaire européen (PPE), ont reconnu la nécessité de mettre en place des outils pour réguler les marchés agricoles et mettre un frein à la volatilité des prix.
"Si on veut garder une politique agricole commune, il nous faut aussi un budget en rapport avec les ambitions de la politique", a également souligné le Commissaire européen. "On va rediscuter du budget, mais seulement une fois que l’on aura discuté des attentes que l’on a par rapport à l’agriculture".
Pour Joseph Daul, la priorité c’est le budget. "Que fait-on avec le chèque anglais ? Comment et quel est le budget global pour les politiques européennes et pour la sécurité alimentaire européenne ? Une fois que l’on aura le budget on rentrera dans les détails de la politique agricole. On ne va pas se faire avoir en disant on va renégocier la PAC et on n’aura pas de budget avant 2 014 ou 2 015 ! Nous avons une PAC qui fonctionne et qui doit fonctionner, il nous faut maintenant savoir avec quel budget".

 

Des annonces ?

Ce week-end, le monde agricole attend l'intervention de Nicolas Sarkozy qui viendra à sa rencontre, selon le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, avec une "série d'annonces. Il y aura surtout, ce qu’attendent les agriculteurs, le signe très clair de la part du président de la République de sa volonté de s’engager dans le débat européen", a-t-il précisé sur RTL. Il n'empêche, l'absence du président Sarkozy à l’inauguration a été peu appréciée, certains allant même jusqu’à parler de "mépris des agriculteurs". "Nicolas Sarkozy aurait dû venir dès l’ouverture afin de manifester son soutien aux paysans, a déclaré le président de la FNSEA. Cela aurait été un signe de sa volonté de défendre cette profession". La veille sur Europe 1, il a estimé : "le président Sarkozy a beaucoup de difficultés avec la campagne, avec le monde paysan".

L'Apli, l'OPL et l'EMB s'invitent au salon

Ils devaient n'être que quelques centaines, ils ont finalement été plus de 1 000 producteurs de lait adhérents à l'Apli, l'OPL et, au niveau européen, à l'EMB, à défiler à l'intérieur de salon de l'agriculture, le lundi 1er mars. Un cortège avec en tête un cercueil et des banderoles pour le moins explicites : "seigneur Sarkozy, comment faut-il le dire : on crève !". Une première depuis une petite quinzaine d'années.
Une manifestation "digne", sans débordement comme l'a souligné le leader de l'Apli, Pascal Massol premier surpris de l'ampleur de la mobilisation. Réunies ensuite en meeting, les organisations ont accueilli Pascal Viné, le directeur de cabinet de Bruno Le Maire. Il a joué le jeu difficile des questions réponses avec les participants pendant près d'une heure et demie. Pascal Viné a indiqué "n'avoir pas d'opposition de principe sur l'office du lait européen" défendu par l'Apli. "Même s'il faut faire attention au statut" de cette instance, précisait-il. "Je suis très mal placé pour me positionner contre, alors que je défends l'organisation de producteurs. En plus, on a besoin d'avoir une lecture européenne", a-t-il ajouté. L'un des stands de la FNSEA a été "visité" pacifiquement par un petit groupe d'adhérents de l'Apli, le matin. Dominique Barrau, le secrétaire général de la FNSEA est venu à leur rencontre pour discuter.

Concours : deux Costarmoricains primés

En race prim'holtein, Agathe (Shottle) au Gaec de la Ville Oreux, a été sacrée championne jeune (photo ci-contre). En Charolaise, dans la section des mâles âgés de 1 an 3 mois à 2 ans 3 mois, la 4e place a été remportée par Diplomate, à Michel Jaglin, de Saint Gilles Vieux Marché, dans les Côtes d'Armor. Tous les résultats sont consultables sur le site du CGA : www.cga-paris.com/animaux_palmares.aspx

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