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Le robot nettoie et améliore la production électrique

Le nettoyage des panneaux photovoltaïques est facilité par la robotisation. Exemple avec Amisun, société installée à Montflours, en Mayenne.

Avec le temps - celui qui passe et la météo -, les panneaux photovoltaïques, installés sur les toitures des bâtiments agricoles, industriels ou de maisons perdent de leur efficacité. Pour y remédier, Amisun, société basée à Montflours, en Mayenne, propose une solution de nettoyage. En cela, rien d’innovant, d’autres entreprises effectuent ce type de travail, via des brosses simples ou rotatives. Des opérations qui nécessitent le plus souvent la présence de deux personnes et peuvent poser des problèmes de sécurité liés au travail sur un toit. Chez Amisun, les deux fondateurs associés que sont Fabien Ollivier et David Larbre ont opté pour le robot nettoyeur. "Le robot fonctionne par une radiocommande, pilotée depuis le sol", explique Fabien Ollivier. Et de souligner "la rapidité d’exécution de ce robot". Désormais, l’opérateur ne risque plus une éventuelle chute depuis la toiture… "L’opération de nettoyage se fait avec un seul opérateur et est devenue, grâce au robot, nettement plus sécurisée". Sur la toiture, le robot, équipé de batteries rechargeables, se déplace perpendiculairement à la pente, grâce à des chenilles. Des buses, installées à l’avant et à l’arrière du robot, projettent de l’eau déminéralisée qui enlève donc les impuretés et poussières déposées sur les panneaux. "L’eau déminéralisée (que Amisun utilise aussi lorsqu’elle nettoie des panneaux de manière plus traditionnelle avec des brosses, ndlr) a l’avantage de ne pas avoir recours à des produits de nettoyage qui ont tendance à altérer les joints des panneaux", poursuit Fabien Ollivier. Cette eau "pure, obtenue par osmose inverse, confère un pouvoir déperlant une excellente capacité de mouillage et garantit l’absence de trace, même en cas d’exposition directe au soleil. Les charges statiques sont réduites au minimum et par conséquent les nouvelles impuretés adhèrent moins rapidement".

Le nettoyage n’est donc pas dégradant ni pour les panneaux, ni pour l’environnement (pas de produit chimique et une eau pulvérisée sous forme de "microparticules") et permet "d’améliorer le rendement de l’installation photovoltaïque de 5 à 30 %". Un bémol cependant : le recours au robot s’envisage uniquement si la pente de la toiture est inférieure à 21 %.

 

Recyclage

Spécialisée dans l’entretien des installations photovoltaïques, Amisun est sensible à l’environnement et au devenir des panneaux usés, abîmés, cassés. "Nous sommes actuellement la seule société en Mayenne à récupérer les panneaux usagés", souligne Fabien Ollivier, montrant le stock entreposé près de ses locaux. Des vieux panneaux en attente de partir pour du recyclage via l’association PV Cycle, l’éco-organisme agréé par les pouvoirs publics pour la gestion des panneaux photovoltaïques usagés.

Ce souci de l’environnement, que partagent les deux associés, se concrétise aussi dans le projet de zone artisanale coopérative auquel ils adhèrent. L’idée est simple : "un partage de bâtiments neufs", conçus comme "une structure économique, solidaire et durable", avec des parts de capital ouvertes à tous, via une souscription à la Scic L’Archipel (voir encadré). Une mutualisation entre artisans et la commune en mode coopératif et participatif qui devrait permettre de maintenir du tissu économique dans une commune rurale mayennaise. Bref, avec Amisun, les innovations sont à prendre au sens large.

 

Un Archipel d'intérêt local et collectif

La commune de Montflours, environ 270 habitants, s’est lancée l’aménagement d’une "zone artisanale coopérative portée par un financement participatif ". Des artisans se sont associés à la mairie pour la construction et le partage de deux bâtiments édifiés "dans un souci de respect de l’environnement". À savoir un caractère évolutif selon les besoins, "l’utilisation privilégiée de ressources renouvelables ou recyclables" comme le bardage bois, l’énergie solaire… 600 m2 devraient être construits, dont 60 en partage, avec notamment l’atelier municipal. Avant l’été, une soixantaine de souscripteurs avaient déjà rassemblé plus de 70 000 euros sous forme de parts de capital (sur les 400 000 nécessaires). Quant à l’achèvement du premier bâtiment, il est envisagé pour 2019.

Pour en savoir plus, une page Facebook est dédiée au projet :
https ://fr-fr.facebook.com/archipelmontflours/.

 

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