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Le service de remplacement pour gagner en liberté

Producteur de porcs à Milizac, Maxime Talarmain veut bénéficier de loisirs, comme tous les jeunes de son âge. Pour partir en vacances l'esprit tranquille, il fait appel au service de remplacement.

Producteur de porcs à Milizac, Maxime Talarmain a trouvé des solutions pour préserver sa qualité de vie et partir sereinement en vacances ou en week-end.
Producteur de porcs à Milizac, Maxime Talarmain a trouvé des solutions pour préserver sa qualité de vie et partir sereinement en vacances ou en week-end.
© Chantal Pape

Maxime Talarmain est un homme pressé. Il n'a pas encore 20 ans qu'il négocie déjà un élevage de 160 truies naisseur-engraisseur, à quelques kilomètres de celui de ses parents, pour s'installer à son tour. Et en juillet 2012, à peine en place, il entame tambour battant la rénovation des bâtiments : valorisation des céréales, mise aux normes bien-être, restructuration de l'engraissement, création d'un quai d'embarquement...

 

Dans l'urgence

 

La maladie ? L'accident ? "On n'y pense pas au moment de l'installation". Mais le jeune éleveur est vite rattrapé par la réalité. "Mon salarié s'est retrouvé en arrêt maladie pendant les semis de maïs". A cette époque de l'année, impossible de faire seul le travail et c'est un peu en catastrophe qu'il adhère à Finistère remplacement.

 

Pour les congés...

 

Content du service rendu, Maxime décide de lui faire régulièrement appel, cette fois pour les congés. "Quand je me suis installé, il fallait mettre l'élevage au clair : pas le temps de partir en vacances". Puis la conduite en 5 bandes lui permet de s'absenter pendant la semaine la plus calme. "Ma salariée pouvait alors assurer seule le travail". Une solution qui s'avère vite peu satisfaisante. "Ma conjointe ne pouvait pas toujours se libérer à ce moment-là".

Le service de remplacement lui permet de partir quand il le souhaite, l'esprit complètement libre. "J'ai tout préparé avant de partir. Et les salariés qui viennent connaissent leur boulot". La passation de consignes se fait rapidement, quelques jours avant le début du remplacement. Et Maxime part désormais deux semaines par an, pour les sports d'hiver en février-mars et en été, avant ou après la moisson.

 

... et les week-end

 

Bien décidé à profiter de ses week-end comme tous les jeunes de son âge, Maxime a aussi trouvé une solution pour limiter ses astreintes. "J'embauche une ancienne salariée d'élevage deux week-end par mois, lorsqu'il n'y a qu'alimentation et surveillance à assurer. Ma salariée travaille le week-end des mises-bas et j'assure celui des IA".

Cette qualité de vie, Maxime y tient. Et incite fortement tous les jeunes en phase d'installation à faire comme lui. "Le coût du service de remplacement est à prévoir dès le PDE ! On ne peut pas travailler pendant des années le nez dans le guidon ! Il faut se ménager des plages pour se reposer. D'autres pour réfléchir, se former, se remettre sans cesse en question".

JA s'engage

 

Certes, le service de remplacement est très utile en cas de maladie ou d'accident. "Ces deux motifs représentent 50% de notre activité", indique Stéphane Charon, le directeur de Finistère remplacement. Mais il doit aussi permettre aux agriculteurs de souffler un peu, partir en congés, profiter de leur famille ou de leurs amis... Et c'est pour qu'ils acquièrent ce réflexe dès l'installation que les JA et Services de remplacement Finistère viennent de signer un partenariat. "Notre métier est hyper-prenant, constate Sébastien Louzaouen, le président des JA. Il nous faut pouvoir débrancher de temps en temps".

Concrètement, ce partenariat va se traduire pour les récents installés par une adhésion gratuite la première année, 5 jours de remplacement offerts pour toute souscription à l'assurance de groupe Alterre Ego, proposée par Groupama et, pour les adhérents à Finistère remplacement, 10 jours à un tarif préférentiel de 100 €. Et les JA vont en assurer la promotion sur les réseaux sociaux, sur JA Mag... "Il faut que le remplacement devienne un réflexe".

Renseignements complémentaires auprès de Services de remplacement Finistère, au 02 98 52 49 70, ou JA 29, au 02 98 52 48 21.

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