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L’élevage ovin bientôt en campagne de promotion

Malgré les difficultés que traversent la filière, l’élevage ovin ne se laisse pas abattre. L’assemblée régionale de la Fédération nationale ovine (FNO) à Rennes a permis de présenter un nouvel outil de financement de l'installation ainsi que les actions de promotion de la filière engagées avec les distributeurs.

Cours en baisse et virus de Schmallenberg fragilisent les élevages ovins. Réforme de la PAC, aide aux ovins, contractualisation, génétique, prédation étaient également au menu des discussions de l’assemblée régionale de la FNO.
Cours en baisse et virus de Schmallenberg fragilisent les élevages ovins. Réforme de la PAC, aide aux ovins, contractualisation, génétique, prédation étaient également au menu des discussions de l’assemblée régionale de la FNO.
© terra
"La baisse des prix de ce début d'année est inquiétante car cette période détermine le tempo de l'année et cela est décourageant pour les jeunes, surtout pour ceux qui viennent de s'installer", déplorait un éleveur, lors de l'assemblée régionale de la FNO le 5 février à Rennes. La situation du marché actuel y était au cœur des discussions. Le cours français de la viande ovine est en effet tombé à 6,27 € le kilo de carcasse fin décembre 2012, ce qui représente 3 % de moins par rapport à l'année dernière. Les causes ? Une demande française toujours aussi morose (-2 % par rapport à 2011) et une reprise de la pression à l'import avec des britanniques qui engorgent le marché de la viande ovine.
Mais pas question pour Serge Préveraud, président de la FNO de se laisser noyer. Deux actions sont actuellement en cours de réalisation : une demande d'un comité européen pour discuter de la congélation de la viande d'Outre Manche afin de désengorger le marché actuel, et une opération syndicale visant à promouvoir la viande ovine dans 500 magasins, en lien avec les opérateurs commerciaux.

Schmallenberg fragilise les élevages

Les dossiers sanitaires ont également été discutés et plus particulièrement celui du virus de Schmallenberg, qui touche principalement les éleveurs ovins. Il n'existe aucune prise en charge ni indemnisation de l'Etat. En revanche, GDS France a décidé, dans le cadre de la caisse de solidarité santé animale (CSSA), d'apporter une aide aux élevages les plus fortement impactés c'est à dire ceux dont la proportion de nouveaux nés perdus à cause du passage du SBV dépasse 10 % de la totalité des agneaux. Ce critère d'éligibilité à cette aide n'est pas au goût de tous. En effet, l'impact sur le troupeau peut être inférieur à ce taux et dans le même temps, celui sur le lot peut être largement supérieur à 10 %. "On ne peut pas contenter tout le monde, il faut faire des choix. De plus, il ne s'agit pas de l'argent des GDS mais des éleveurs adhérents et principalement celui des éleveurs de bovins. Nous pouvons
donner de fortes aides mais le montant des cotisations risquent de largment augmenter", justifient les directeurs de GDS présents.

La reconquête ovine

La FNO, soucieuse de l'avenir des jeunes agriculteurs, a organisé une après-midi sur l'installation. L'occasion de présenter un nouvel outil de financement de l'installation ou de développement en production ovine qui verra le jour au cours du premier semestre 2013 : Labeliance Agri, dispositif issu de la collaboration entre Labeliance Invest et la FNO. Les deux structures souscrivent au capital de la société de l'exploitant agricole par le biais d'une prise de participation, encadrée par un pacte d'associés détaillés, pour une durée de six à dix ans. Les gains d'exploitation et de valorisation profitent, au delà des objectifs du pacte d'associés, exclusivement à l'exploitant qui détermine librement la stratégie managériale de son exploitation. Les projets d'installation deviennent ainsi plus faciles puisque le fond d'investissement complète la somme empruntée ou peut même convaincre les banques de prêter. L'apport de capitaux propres ne sera donc plus un problème pour les jeunes installés. Afin de motiver les jeunes, de moins en moins attirés par la filière ovine, la FNO organise aussi de nombreuses manifestations dans toute la France comme les Ovinpiades.

Céline Wachet

Les Britanniques dans le collimateur

Alors que le prix de l’agneau continue de chuter, la FNO dénonce le comportement des opérateurs anglais, irlandais, espagnols et néozélandais. L’organisation syndicale estime à 500 000 agneaux supplémentaires arrivés d’outre-Manche et d’Espagne à des prix bradés qui encombrent le marché et pèsent sur les cours. C’est pour écouler ces surplus que la FNO a également proposé aux professionnels de la filière et aux grandes surfaces de réaliser des opérations de promotion dans les magasins. "Le but est de faciliter l’écoulement des agneaux sans diminuer les prix", insiste la FNO qui n’acceptera pas de "baisse supplémentaire".
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