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L'emploi partagé fait parler de lui

Une journée dédiée à l'emploi partagé, des offres d'emploi décalées, pour recruter de la main d'oeuvre tout est bon pour attirer les futurs salariés en agriculture. Dans le même temps, les employeurs, à l'image du groupement Terralliance, élargissent leur champ de recrutement, pénurie oblige.

Angélique Roussel, chargée de la communication à Sdaec/Terralliance, Corinne Morel, porchère à temps partagé et Audrey Le Bras, chargée de développement sur le secteur Ille-et-Vilaine.
Angélique Roussel, chargée de la communication à Sdaec/Terralliance, Corinne Morel, porchère à temps partagé et Audrey Le Bras, chargée de développement sur le secteur Ille-et-Vilaine.
© terra

Dans le secteur agricole, la carence en main d'oeuvre est une réalité quotidienne avec laquelle il faut jongler. Les groupements d'employeurs, sous pression, en font leur priorité. Au Sdaec/Terralliance, par exemple, 50 postes sont à pourvoir. C'est pourquoi, jeudi 25 avril à l'occasion de la 2ème édition de la Journée de l'Emploi Partagé, des opérations de communication dans les régions Bretagne et Normandie se sont mutlipliées afin de présenter au grand public cette modalité de travail de plus en plus demandée. En Côtes d'Armor, les groupements d'employeurs Adeliance et Terralliance ont donc installé leur stand aux entrées de deux centres commerciaux à Plérin et Saint-Brandan. Terralliance emploie 114 salariés qu'elle met à disposition auprès de 220 entreprises agricoles dans les départements des Côtes d'Armor, d'Ille-et-Vilaine et du Finistère. Quant à Adeliance, le groupement propose à ses 130 adhérents diverses compétences (comptabilité, logistique, communication, qualité, manutentionnaire...) grâce à ses 60 salariés en CDI.
Le travail à temps partagé, un antidote à la routine
A Terralliance, la pénurie de main d'oeuvre a fait évoluer les demandes. "Il y a 6 ans, nous prospections pour trouver des adhérents, maintenant on recherche des salariés. Et des salariés en reconversion professionnelle aussi", atteste Audrey Le Bras, chargée de développement sur le secteur Ille-et-Vilaine en charge d'une trentaine d'ilôts. Pour Corinne Morel, aujourd'hui porchère, l'élevage et le travail à temps partagé sont entrés dans sa vie après une carrière de secrétaire bilingue. Citadine, elle choisit la campagne et y découvre "un vivier d'emplois". Dans le même temps, elle "flashe sur le cochon" et décide de tester sa nouvelle passion grâce au dispositif de découverte des métiers, appelé Adema, proposé par Pôle Emploi. En 2017, elle entre en formation BPREA à Quintenic puis contacte Terralliance une fois le diplôme en poche. Pour Corinne Morel, le groupement d'employeurs est ni plus ni moins qu'un "tremplin formidable". "La montée en compétence est rapide, ce sont les exploitants qui m'ont formé. Je suis polyvalente et connais plusieurs méthodes. Et puis il n'y a pas de routine", apprécie-t-elle.

Tout se joue à la création de l'ilôt
De son côté, plus en amont, Audrey Le Bras organise avec les exploitants la création de l'ilôt avant l'arrivée du candidat. "A la composition de l'ilôt, toutes les contraintes sont mises à plat en présence des agriculteurs : le travail, la famille, les enfants...", explique-t-elle. Un profil adéquate est recherché. Face à une charge de travail importante, un débutant ne fera pas l'affaire. "Des personnes en mode routine pourront plus intégrer une personne et la former". Mais avec la pénurie, finaliser l'ilôt peut prendre "un mois comme un an", prévient-elle. "Aujourd'hui, les exploitants sont plus ouverts aux personnes en reconversion professionnelle". Et si à Terralliance, on est pour lever les apprioris sur l'embauche des salariés, on travaille aussi sur l'attractivité (condition d'accueil, de travail, fidélisation...). "Aujourd'hui, les salariés ont le choix", rappelle la chargée de développement.

Jobs d'été, c'est maintenant.

A l'approche de l'été, Sdaec-Terralliance sont en pleine campagne de recrutement de scolaires intéressés par un job d’été. Possibilité de postuler en ligne, https ://careers.werecruit.io/fr/sdaec ou directement par téléphone au 07 72 66 47 05.
De quelques semaines à plusieurs mois, le Sdaec-Terralliance s’adapte à leur expérience et leurs disponibilités.

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