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Les aviculteurs veulent reconquérir le marché français

Tournée des popotes jeudi dernier à Lorient, dans le Morbihan, où les responsables du dossier avicole de la FRSEA et des JA de Bretagne sont allés vérifier dans quelles assiettes se niche le poulet belge, hollandais ou allemand. Leur objectif ? La reconquête du marché intérieur pour la pérennité des élevages, "et de l'emploi".

Devant les caméras de France 3, Jean Michel Choquet et Fabrice Caro, ont vérifié la provenance européenne des viandes de poulet qui inondent sans indication d'origine, le marché du plat préparé et de la restauration en France.
Devant les caméras de France 3, Jean Michel Choquet et Fabrice Caro, ont vérifié la provenance européenne des viandes de poulet qui inondent sans indication d'origine, le marché du plat préparé et de la restauration en France.
© Terra

Car à eux trois, ils représentent "87 % des volumes du marché du poulet standard dans la restauration hors domicile et 68 % dans l'industrie", déplorent Jean-Michel Choquet et Fabrice Caro. Et de mesurer l'étendue des dégâts. "En 10 ans, on a perdu 32 % des exploitations avicoles du département, premier département avicole de France". Y reste encore 1,8 million de m2 de bâtiments en volaille de chair, quasi l'équivalent des surfaces nécessaires pour produire les poulets importés. Et le contexte export est loin de rassurer (Tilly Sabco, Doux, UKL Arrée). Devant les caméras de France 3, venues en reportage sur le sujet, les aviculteurs ont vérifié la réalité statistique auprès de trois restaurateurs et d'un magasin de gros de Lorient. S'ils y ont déniché de la volaille française, c'est en minorité. Et si le poulet y est bien estampillé "français" sur les barquettes, le logo ne suit pas jusqu'au sandwich ou dans l'assiette des restaurants. "Au lieu de poser des questions, que nos parlementaires légifèrent sur cette traçabilité jusqu'au consommateur pour toutes les viandes, ce sera utile", réclament-ils. Quant au différentiel de prix ? Il est vérifiable sur les barquettes d'escalopes de poulet. "Celles du groupe belge Pingo sont à 5,68 e du kilo, les françaises à 6,33. Nos industriels commencent à se mettre à la découpe et au conditionnement en gros". "650 e la tonne de différence, on n'est pas compétitifs", déplorent-ils. Des gains de compétitivité sont encore à gagner, là. Car au sortir des élevages, le poulet breton est tout aussi compétitif que la volaille belge.

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