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Les Bernaches pâturent les blés à Hillion

Sur la commune, les oiseaux migrateurs causent des dégâts sur les cultures.

Des Bernaches au dessus d'une parcelle de blé à Hillion.
Des Bernaches au dessus d'une parcelle de blé à Hillion.
© terra

Dominique et Loïc Collet au Gaec de la Retenue sont aux aguets. Depuis qu'une colonie d'oies bernaches a pâturé une parcelle de blé fin janvier à Hillion, ils ont pris l'habitude de surveiller du coin de l'œil les migrateurs qui survolent leurs terres. "Sur 7 ha de blé, elles ont consommé 4 ha ", explique Dominique Collet qui estime à 400-500, le nombre de migrateurs présents dans la parcelle située à quelques battements d'ailes de la réserve naturelle de la baie de Saint-Brieuc. Depuis les éleveurs placent le canon pour effrayer les oies dès qu'elles pointent leur bec. "Le canon est indispensable. Si les oies ne sont pas effrayées, elles reviennent", remarquent les éleveurs. Un second Gaec à Hillion subit aussi les nuisances des Bernaches depuis décembre. Au total, les dégâts causés sur les 2 exploitations seraient d'une douzaine d'hectares. Les éleveurs sont inquiets. Ici les terres se réchauffent vite, les cultures sont précoces. Après la mi-février, les éleveurs redoutent des dégâts bien plus préjudiciables pour les rendements. Et les éleveurs en seraient pour leur frais.

Trop tôt pour le dire

Pour les éleveurs, il n'y a pas de doute, le froid et la moindre quantité d'algues vertes cet hiver a poussé les migrateurs vers les terres cultivées. La réserve naturelle nationale de la baie de Saint-Brieuc est un site d’hivernage d’importance internationale de la Bernache cravant d'octobre/novembre à mars. Cette année, la migration s'est faite plus tôt et en masse à cause du froid. En novembre, 4 235 oiseaux ont été recensés. Le nombre est descendu à 585 en janvier. En l'absence d'herbier marin, les algues vertes représentent 90 % de la nourriture ingérée localement par les bernaches, soit quelques 400 tonnes consommées chaque hiver. "Les migrateurs se nourrissent aussi dans les prés salés et les champs cultivés", note Alain Ponsero, le conservateur de la réserve naturelle. Serait-ce un manque de nourriture qui a obligé les oies à partir ? Les causes ne sont pas connues pour le moment. "On ne sait pas encore où les Bernaches sont parties et pourquoi. Est-ce à cause de la météo, de la ressource alimentaire…". Cependant, Alain Ponsero, dans une étude, pointe la politique de résorption des excédents azotés qui pourrait "à terme réduire cette ressource alimentaire et amener les Bernaches à devoir trouver une nourriture de substitution […]". Aujourd'hui, la population tend à régresser. "C'est une espèce qui reste menacée".

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