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BV de l'Horn
Les commerçants solidaires

Vendredi dernier, les commerçants et artisans de Plouvorn ont voulu montrer leur solidarité avec leurs voisins agriculteurs.

Le 16 mars dernier, les agriculteurs de Plouvorn ont profité de la sortie de l'école pour distribuer des légumes et expliquer leur situation.
Le 16 mars dernier, les agriculteurs de Plouvorn ont profité de la sortie de l'école pour distribuer des légumes et expliquer leur situation.
© TERRA
“A notre façon, nous voulions montrer que, nous aussi, nous soutenons les agriculteurs". Plutôt que de baisser leur rideau, les commerçants et artisans de Plouvorn ont mis sur pied, vendredi dernier, une opération de communication : sur la place de l'église, ils ont invité toute la population à partager un moment de convivialité, autour d'un gigantesque pain-pâté. "C'est l'occasion, pour les agriculteurs, d'expliquer leur situation aux habitants de Plouvorn : ceux qui ne sont pas de la campagne ne sont pas forcément au courant de leurs difficultés, explique Emmanuelle Riou, présidente des commerçants et artisans. Et, en milieu rural, nous ne pourrons pas avancer les uns sans les autres".

Touchés par cette manifestation de soutien, les agriculteurs ne sont pas venus les mains vides : tandis qu'une mini-ferme s'est montée sur la place de l'église, avec veau, vaches, cochons, couvée et balades en calèche ou à poney, ils arrêtent toutes les voitures pour offrir un chou-fleur… et un tract.
"On nous parle désormais de diminuer la charge azotée au niveau du bassin versant et non plus de chaque exploitation, et de réduire le cheptel de 10 %, par le biais de cessations volontaires ou de préretraites", explique Nicolas Cadiou, un jeune agriculteur de Plouvorn, au sortir d'une réunion organisée en mairie au même moment par la DDAF. Des mesures dont la profession ne veut pas entendre parler. "Nous sommes prêts à aller plus loin dans le PMPOA mais il nous faut un coup de pouce financier : les exploitations sont déjà fortement endettées et ne peuvent aller plus loin". Sur le bassin versant de l'Horn, une quinzaine d'agriculteurs vient de tester un appui plus personnalisé à la gestion de l'azote, prenant mieux en compte les précédents, les reliquats… Une démarche dans laquelle les autres veulent bien s'engager, à condition qu'on n'évoque plus la barre des 140 unités d'azote à l'hectare mais qu'on tienne compte des besoins des plantes.


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