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Les Cuma ? Bien plus que du matériel en commun !

Tous les deux ans, les Cuma finistériennes invitent les élèves des écoles d'agriculture à venir les découvrir sur le terrain. Cette année, elles ont accueilli plus de 220 jeunes à Bourg Blanc et Saint Yvi. L'occasion, aussi, d'aborder le poids des charges de mécanisation ou la réglementation routière agricole.

Les 18 et 19 septembre derniers, la FDCuma 29 a invité plus de 200 élèves à découvrir le réseau des Cuma, directement dans le hangar de deux d'entre elles.
Les 18 et 19 septembre derniers, la FDCuma 29 a invité plus de 200 élèves à découvrir le réseau des Cuma, directement dans le hangar de deux d'entre elles.
© Terra

"C'est déjà la quatrième édition", se félicite Alain Laurec. La formule est désormais bien rodée ! "Nous invitons toutes les écoles d'agriculture du Finistère. Et nous leur proposons deux points de rendez-vous dans des hangars de Cuma, l'un dans le Nord Finistère, l'autre dans le sud". Car le directeur de la fédération départementale des Cuma l'a constaté : "Présenter le modèle Cuma en classe parle beaucoup moins aux jeunes".

Cette année, plus de 220 élèves, du CAP au BTS, se sont retrouvés à Bourg Blanc et à Saint Yvi, les 18 et 19 septembre derniers. Après un petit café d'accueil, ils participent à tour de rôle aux quatre ateliers qui leur sont proposés, entrecoupés par la pause de midi, pour laquelle chacun a apporté son pique-nique.

 

Rassembler tous les agriculteurs

"En Cuma, je peux utiliser du matériel performant, que je ne pourrais jamais me permettre d'acheter seul". Pour rendre les ateliers plus vivants, la FDCuma sollicite volontiers ses administrateurs. Et c'est Jacques Fagon, producteur de lait, qui ouvre le bal. "Je me suis installé en 1991, un an après la création de la Cuma du Lac, à Bourg Blanc. Et j'y ai aussitôt adhéré. Le prix est raisonnable, reconnaît celui qui en assume aujourd'hui la présidence. Mais la Cuma, c'est bien plus que ça ! Producteurs de lait, de porc, de lapins ou serristes, on n'a pas tous la même façon de penser ni la même taille d'exploitation. Mais la Cuma nous permet de tous nous retrouver". Un rôle social auquel est particulièrement attachée la Cuma du Lac. "Tous les deux ans, on trouve une excuse pour passer une journée ensemble. Cette année, nous avons inauguré notre nouveau hangar, visité les Établissements Le Saint, grossiste en fruits et légumes à Brest, et dîné ensemble". Bien souvent, les adhérents de la Cuma voisine sont aussi invités, "ce qui nous permet de rassembler la quasi-totalité des agriculteurs de Bourg Blanc et Coat Méal".


Un homme une voix

Disposant d'une quarantaine de matériels, remorques, barres de coupe, faneuses, pulvérisateurs, perceuse..., la Cuma compte désormais 28 adhérents, pour un chiffre d'affaires qui varie de 100 à 10 000 € par exploitation. "Mais quel que soit le montant, la Cuma, c'est un homme, une voix, rappelle Jacques Fagon qui, devant ces jeunes, se refuse à passer les problèmes sous silence. Pour le matériel, c'est chacun son tour. Alors oui, il y a parfois des couacs, un peu de casse, des adhérents à recadrer... Mais de façon générale, tout se passe bien".


Sensibiliser à la sécurité

Dans le hangar de la Cuma, encore vide de matériel, les autres ateliers ont eux aussi démarré. "On profite de ces journées pour présenter l'emploi en Cuma mais aussi le poids des charges de mécanisation et la réglementation routière agricole", indique Alain Laurec. "Des thèmes qui nous intéressent, explique Jean-Yves Mézou, formateur à l'Ireo de Lesneven, venu avec une cinquantaine d'élèves de première bac pro et de terminales STAV. Cette sensibilisation aux charges de mécanisation est très importante pour nos jeunes, qui se destinent à l'agriculture ou au para-agricole. Et alors que les chantiers d'ensilage approchent et qu'ils vont partir en stage, il est important de leur rappeler les règles de sécurité routière".

"Je voulais qu'ils aient aussi cet apport sur la dimension sociale des Cuma, rajoute Xavier Guiavarc'h, formateur à la Maison familiale de Ploudaniel, venu avec 35 élèves de première et terminale. Et cette connexion directe avec les acteurs du secteur agricole".

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