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Les débats sur l'élevage interpellent les Français

bien-être animal

"Les demandes sociétales ne viennent pas toutes des consommateurs", notait Véronique Pardo, du Cniel, en préambule de son exposé sur les attentes sociétales en matière de bien-être animal. Et "quand on parle "des" consommateurs, on est forcément à côté", prévient-elle. Le consommateur est dirigé par de nombreux critères, son métier, son origine... et son âge "qui est hyper important dans sa représentation de l'élevage".

 

Les inquiétudes sur le bien-être progressent

La toute dernière étude de l'observatoire Cniel sur les habitudes alimentaires révèle que "si les inquiétudes vis-à-vis du bien-être animal progressent bel et bien, les attentes liées au prix restent toujours très importantes tout comme l'hygiène et la santé, et de plus en plus le goût", souligne Véronique Pardo. Lors de ce sondage, 83 % des consommateurs ont exprimé des inquiétudes plus ou moins fortes par rapport aux viandes ; celles-ci portent en premier lieu sur l'hygiène et la fraîcheur et en deuxième sur le bien-être animal (avec un lien fort sur les questions d'abattage et d'antibiotiques). À titre de comparaison, 57 % des consommateurs français expriment des inquiétudes sur les produits laitiers. En matière de bien-être animal, "il y a surtout une demande forte de connaissance et d'explications, de la part du consommateur", précise Véronique Pardo. Et si les questionnements sur le bien-être animal ont surtout progressé ces cinq dernières années, la préoccupation de l'impact de l'élevage sur le climat monte aussi très fort, surtout auprès des jeunes générations. Mais comment les consommateurs réagissent-ils aux débats actuels sur l'élevage ? Cela leur donne envie d'en savoir plus pour 65 % d'entre eux ; cela les inquiète à 54 %. Et à 37 % ces débats les incitent à réduire leur consommation de viande(1).

Au niveau européen, les problématiques sont proches mais pas semblables partout. Ce qui caractérise le consommateur français est "son attachement à une culture alimentaire ancrée, basée sur la complémentarité entre animal et végétal, même si la végétalisation a tendance à grandir", conclut la spécialiste du pôle prospective du Cniel.

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