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Les enfants des banlieues découvrent l'agriculture finistérienne

Basée à Mantes la Jolie, l'association Cap et Vie propose aux enfants des banlieues de découvrir l'agriculture, via des vacances à la ferme pour les plus jeunes ou des stages en entreprise. Cet été, 8 enfants de 6 à 12 ans ont profité de l'aubaine pour passer une dizaine de jours dans le Finistère.

C'est en consultant la lettre des adhérents de la FDSEA, au printemps dernier, qu'Yvonne Milin, productrice de porcs à Milizac, a entendu parler pour la première fois de l'association Cap et Vie. "Elle proposait d'organiser des séjours de vacances à la ferme pour des enfants de la banlieue parisienne". Ce qui l'a séduite dans cette opération ? "Aujourd'hui, l'image de l'agriculture est déformée. J'ai trouvé intéressante l'idée de faire découvrir la réalité de l'agriculture à des enfants qui n'y connaissent rien".

Susciter la curiosité des enfants

En compagnie de 8 autres enfants de la région de Mantes la Jolie, Tony et Christ, 12 et 6 ans, sont arrivés dans le Finistère le 28 juillet. "Nous sommes allés les chercher à la gare, à Brest". Direction la ferme et ses surprises. "Tony s'est immédiatement plu. Il nous accompagne sur l'élevage, toujours partant pour rendre de menus services : déplacer les cochons, alimenter les porcelets, les attraper quand je les soigne... Il est curieux et pose sans cesse des questions".
Pour Christ, l'adaptation a été plus difficile. "Il a peur des animaux, des chats et des chiens à la maison, ou des cochons dans les bâtiments". Il préfère donc passer son temps devant l'ordinateur ou dans la piscine. "Et, alors qu'ils ne se connaissaient pas, les deux garçons se comportent comme des frères : Tony apprend à Christ à nager, il veille sur lui...".

Une aventure passionnante

Pour Yvonne Milin, l'opération s'est révélée passionnante. "C'est bien qu'il y ait deux enfants placés dans chaque famille : même s'ils ne se connaissaient pas avant d'arriver ici, ils se sentent un peu moins perdus". Et le fait qu'il y ait un enfant du même âge dans la famille d'accueil est aussi un atout. "Ils jouent aux mêmes jeux vidéo et seraient perdus sans Internet, même s'il y a de l'espace, ici".

 

Cap et Vie en quelques mots

Basée à Mantes la Jolie (78), l'association Cap et Vie a pour devise de faire "découvrir de nouveaux horizons pour accéder à l'emploi". En facilitant les rencontres entre la ville et la campagne, elle se propose de favoriser l'insertion sociale et professionnelle des jeunes de banlieue grâce à une meilleure connaissance de l'entreprise : ils découvrent la ferme lors de vacances et, plus tard, peuvent à nouveau faire appel à l'association pour trouver des stages en milieu rural.
Animée par une cinquantaine de retraités, l'association dispose d'un réseau de plus de 150 entreprises et une centaine de familles d'agriculteurs, en Bretagne, Normandie, Pays de la Loire, Poitou-Charente, Limousin, Centre, Auvergne, Rhône-Alpes et Languedoc Roussillon.

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