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Les entreprises de travaux agricoles doivent recruter plus d'apprentis

Dans les entreprises de travaux agricoles bretonnes, l'embauche de chauffeur est devenue un point névralgique. Au menu des bonnes résolutions de ce début d'année 2018, il est demandé aux entreprises de travaux agricoles (ETA) de participer à la formation des apprentis.

Les chiffres de la profession des entreprises de travaux agricoles et ruraux en Bretagne sont de 580 entreprises en 2018 employant plus de 4 100  salariés. Le secteur a été directement impacté ces dernières années par les difficultés économiques des exploitations. Entre 2013 et 2016, le nombre d’ETA a diminué de "61 unités" quel que soit le département, chiffrait la MSA en 2016. Pourtant, c'est bien le manque de main-d'œuvre qui constitue le fil rouge du travail que compte mener la fédération des entrepreneurs de travaux agricoles, forestiers et ruraux de Bretagne en 2018. Un message est lancé auprès des entrepreneurs pour recruter "au moins un apprenti par année". "Combien de fois entend-on : on n'arrive pas à trouver de chauffeurs", "les jeunes ne sont pas intéressés par nos entreprises", "j'ai un poste à pourvoir depuis plus d'un an...", rapporte Frédéric Jan, président d'Entrepreneurs des territoires (EDT Bretagne).

40 apprentis par an

En Bretagne, seulement 40 apprentis de niveau 4 sont sortis des écoles en 2016. Une paille quand le secteur du paysage en compte "six fois plus pour un nombre d'écoles et d'entreprises équivalent". Pourtant la Bretagne est plutôt bien pourvue avec 11 centres de formation en agroéquipement, de nouvelles classes par apprentis-sage ouvertes en 2016 et 2017 par le conseil régional. Par ailleurs, EDT Bretagne a créé sa propre offre de formation : depuis trois ans, le certificat de qualification profes-sionnel (CQP) conducteur d'engins agricole à Montauban-de-Bretagne (35) a formé 35 jeunes, préalablement sélectionnés par des professionnels. Une deuxième classe sera ouverte dans le Finistère à la rentrée prochaine.Encore faut-il prendre le temps de former des apprentis pour ensuite recruter des salariés avec un bon potentiel, disent les représentants de la profession. "On creuse notre trou. Il faut employer plus d'apprentis aujourd'hui", conclut le délégué régional Jean-Marc Leroux. Dans le secteur, même les mots d'ordre sont imagés.

EDT Bretagne : l'actu

- Olivier Allain, vice-président du conseil régional, a annoncé des mesures plus favorables à l'acquisition de matériel. Dorénavant, l'ETA pourra bénéficier de"30 000 € d'aides sur cinq ans avec trois dossiers", contre 20 000 € de plafond et deux dossiers auparavant.

- EDT Bretagne avait demandé au préfet de Région de participer au comité régional de concertation sur la directive nitates. C'est chose faite puisque le 18 janvier dernier, les ETA étaient représentées. EDT Bretagne souhaite avoir une voix au chapitre pour dénoncer les difficultés d'épandage avant maïs en zone tardive (zoneII) et les pics de travail au mois d'avril (épandage fumier/lisier, labour, semis maïs, récolte d'herbe). L'évolution pourrait être favorable. "On arriverait sur une date d'épandage au 15 mars pour tous", a rapporté Jean-Marc Leroux.

- Gros dossier 2018 pour les ETA, celui de l'évolution de la fiscalité des exploitations agricoles. Le passage de 50 000 à 100 000 € de prestations sous le régime des bénéfi ces agricoles n'est pas une bonne nouvelle pour les ETA. "La concurrence va être exacerbée", remarque Frédéric Jan, qui voudrait en réduire la portée.

- Les ETA, via l'intervention du parlementaire Eric Bothorel auprès du ministre de l'agriculture, demandent que les entreprises de travaux agricoles puissent construire plus facilement les bâtiments de stockage de matériel en"zones agricoles" (ZA). "L'implantation dans les zones d'activités industrielles et commerciales est souvent mal accueillie", remarquent-elles.

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