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Les Fermiers de Janzé profitent de l'embellie des labels

À l'image de la filière, les Fermiers de Janzé, après des années de crise marquées par l'emblématique tempête Doux, ont repris des couleurs. En 2017, il est prévu la construction de 40 nouveaux poulaillers, ont annoncé les responsables de la coopérative le 15 novembre lors de l'assemblée générale.

"Depuis 2001, nous avions un manque de lisibilité avec Doux et en 2003 la coopérative Fermiers de Janzé a été créée", rappelle le directeur actuel des Fermiers de Janzé, Stéphane Letué. Puis en 2007, c'est le clash inévitable avec Doux. Et aussi le début du renouveau, puisque la coopérative se rapproche alors de la Société Normande de Volailles (SNV), qui fait désormais partie du groupe LDC. Une nouvelle alliance qui, si elle donne rapidement plus de visibilité, mettra quand même un peu de temps à porter ses fruits. En effet, l'abattoir a d'abord été dans l'obligation de congeler en masse et de faire moins de commandes car il lui fallait avant tout trouver de nouveaux marchés. "C'est ce qui explique qu''il n'y a pas eu de construction de nouveaux poulaillers jusqu'en 2011", ajoute Stéphane Letué. De 365 poulaillers en 2002, la coopérative est passée à 300 en 2011. Mais 2011 représente le moment de croisement entre la courbe de la perte du nombre d'éleveurs et celle de l'augmentation des volumes souhaitée par la SNV, qui au passage commercialise 90 % des volailles des Fermiers de Janzé. L'étroite collaboration avec l'abattoir permet de lancer la construction d'une dizaine de poulaillers tous les ans, puis une vingtaine en 2016 et donc une quarantaine sont attendus pour 2017.

La raison de cette embellie, elle vient avant tout de l'obtention de nouveaux marchés et d'une consommation en hausse. Ainsi, 950 millions de poulets sont abattus chaque semaine dans le monde dont 160 millions dans l'Union européenne, et 23 millions en Pologne, un pays qui "n'existait pas" en aviculture il y a encore quinze ans, et qui est devenu n° 1 de l'abattage. À l'abattoir de la SNV à Château Gontier en Mayenne, ce sont aujourd'hui 65 000 volailles de Janzé qui passent chaque semaine sur la chaîne d'abattage. Et avec en France près de 40 % de la consommation de poulet qui vient de l'importation, les marges de progrès sont encore importantes... même si la notion prix peut aussi être un facteur limitant.

Avoir des élevages "visitables"

"Pour l'année à venir les priorités de LDC sur les investissements sont la santé au travail, les performances énergétiques, le bien-être animal et la compétitivité", souligne Mathieu Cholet, de la SNV. Quant à l'amont, les priorités sont "l'accompagnement des éleveurs dans leurs investissements, le respect des paysages et de l'environnement, la maîtrise et l'amélioration de la qualité, et la communication sur les savoir-faire". Le responsable de l'abattoir de Château Gontier a beaucoup insisté sur la nécessité d'avoir "des élevages visitables".

"Cette année, nous avons eu beaucoup de contacts avec des gens qui voulaient avoir des informations sur la coopérative", explique Mickaël Auroy, technicien à la coopérative. "Certes, la crise du lait a poussé certains producteurs à s'interroger sur une diversification possible, mais il y a aussi, et c'est assez nouveau, des personnes qui sont motivées par la production". En 2016, 22 bâtiments ont vu le jour, dont onze pour l'installation, trois en diversification, huit en agrandissement et quatre arrêts de production laitière.

Pour le président de la coopérative, Patrick Giboire, "notre force, c'est notre marque, notre solidarité, et l'image positive sur nos valeurs". Une image qui porte ses fruits. Ainsi depuis 2010, les Fermiers de Janzé recrutent uniquement sur lettre de motivation, et tous les ans "il y a plus de candidats que de poulaillers à construire".

Les Toqués de Janzé reviennent à Rennes

Les 11 et 12 décembre la place des Lices accueillera une nouvelle édition des Toqués de Janzé, le nouveau nom de la fête du chapon. Cette animation gratuite qui "raconte une histoire et des valeurs à partager", selon les mots de Jean-Yves Sourdril, président de la commission animation revient donc dans le centre de Rennes. Au programme : des animations, des démonstrations culinaires avec des chefs, parcours de jeux géants pour petits et grands, éclosions de poussins en direct, et le fameux concours de cusisine inter-écoles qui mettra cette année en lumière des duos cuisiniers - serveurs.

Nouveauté cette année, une navette permettra aux visiteurs d'aller visiter un élevage à La Chapelle des Fougeretz et le dimanche midi, quatre chefs proposeront un repas d'exception... à gagner via la presse et les réseaux sociaux.



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