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Parcours à l'installation
Les formations : un atout supplémentaire

Rénové en 2009, le parcours à l'installation prévoit des formations, afin que les jeunes puissent acquérir les compétences qui leur font défaut. Même s'ils rechignent parfois, ces formations sont loin d'être superflues ! Retour d'expérience.

: Le 6 février dernier, les JA ont organisé le Forum de l'installation en agriculture. De gauche à droite : Dominique Prigent, responsable de l'installation à la chambre d'agriculture, Yvon Pouliquen, producteur de porcs et de vaches allaitantes à Sizun, et Maxime Talarmain, producteur de porcs à Milizac.
: Le 6 février dernier, les JA ont organisé le Forum de l'installation en agriculture. De gauche à droite : Dominique Prigent, responsable de l'installation à la chambre d'agriculture, Yvon Pouliquen, producteur de porcs et de vaches allaitantes à Sizun, et Maxime Talarmain, producteur de porcs à Milizac.
© Chantal Pape

Salarié pendant 20 ans sur la même exploitation, Yvon Pouliquen a eu envie de valoriser son expérience en s'installant. "J'ai commencé par m'inscrire au RDI, le répertoire départ-installation. Mais je n'ai trouvé aucune exploitation qui me convenait". Il se retourne alors vers ses employeurs et leur propose une association. La décision mûrit peu à peu, jusqu'à ce qu'un agriculteur voisin décide de céder son atelier porcin. Yvon saisit l'occasion, entame ses démarches et s'installe … la veille de ses 40 ans !

 

Redéfinir sa place

 

"Durant mon parcours, j'ai suivi la formation "se préparer à travailler à plusieurs", relate l'éleveur. Pas vraiment un choix de sa part ! "Je pensais que je n'en avais pas besoin". Mais, avec du recul, l'analyse est différente. "Je me suis installé avec mes anciens patrons. Et je suis devenu le patron de mes anciens collègues de travail, puisque nous étions 3 salariés sur l'exploitation". Un changement de statut pas si évident ! "Il a fallu mettre en place une nouvelle organisation, redéfinir les prises de décision, gérer la place de la famille... Cette formation m'a permis d'éviter beaucoup de conflits au quotidien".

 

Apprendre à travailler avec des salariés

 

Maxime Talarmain, lui, a fait le choix de s'installer à 21 ans. Ou plutôt ce sont les opportunités qui ont choisi pour lui. "Je voulais être agriculteur. Et une exploitation s'est libérée alors que j'étais toujours en BTS". Il mène de front ses études et les négociations avec le cédant. Son diplôme en poche, il trouve un poste de salarié en élevage. Et, des 4 ou 5 candidats à la reprise, c'est finalement lui qui est choisi. "Je me suis installé seul. C'est ce que voulaient mes parents, éleveurs de porcs eux aussi. Et c'est une bonne chose : ça m'a appris à me débrouiller seul".

Son PPP, plan de professionnalisation personnalisé, prévoit une formation à la gestion des salariés. "Je passais du statut de salarié à celui de patron. Et avec un salarié plus âgé que moi". Etre employeur est loin d'être inné et la formation se révèle très utile pour répondre à ses interrogations : qui fait quoi sur l'exploitation ? Comment dire au salarié ce qui est bien ? Ou ce qui ne l'est pas, tout en maintenant sa motivation ? "Cette formation est une réelle nécessité. Et elle permet aussi un partage d'expériences".

 

 

 

Les chiffres de l'installation

 

2011 est une année atypique : le Finistère a enregistré seulement 100 installations aidées alors que la moyenne des 5 dernières années se situe plutôt à 125-130, et 19% de femmes pour une moyenne aux alentours de 25%.

L'âge moyen à l'installation se situe désormais à 29,5 ans. 38% des candidats ont un niveau d'études égal ou supérieur au BTS. Si 43% des jeunes s'installent en-dehors de l'exploitation familiale, ils sont maintenant 40% à ne pas être issus du milieu agricole.

L'installation se fait toujours majoritairement en Gaec, 4 dossiers sur 10. Mais 36% des candidats ont fait le choix d'une installation individuelle. Ce chiffre, en forte hausse ces dernières années, est à mettre en relation avec la montée en puissance du créneau nouveaux marchés nouvelles filières (brebis, chèvres, chevaux, transformation, vente directe...) : en 2012, il a concerné 4 installations sur 10 tandis que le bio représente désormais une installation sur 5.

 

 

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