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Les GDS visent l'excellence

Depuis deux ans, les quatre GDS bretons ont fusionné. Deux années qui auront été nécessaires pour finaliser de nouveaux modes de fonctionnement, et une nouvelle gouvernance. L'année 2017 est l'année du développement de nouvelles actions, notamment BVD et paratuberculose dans un contexte difficile pour l'élevage. Mais le sanitaire reste pour la plupart des éleveurs l'atout majeur à préserver.

Patrick Le Provost directeur général, Thierry Le Druiennec trésorier, Jean-François Tréguier président, Hervé Radenac secrétaire général.
Patrick Le Provost directeur général, Thierry Le Druiennec trésorier, Jean-François Tréguier président, Hervé Radenac secrétaire général.
© J.Dube

Le 30 mai GDS Bretagne tiendra son assemblée générale à Saint-Brieuc. Une AG sous le signe de l'optimisme. Une façon probablement de rompre avec l'ambiance difficile qui mine les filières d'élevage. Mais pour les GDS, il ne s'agit pas seulement de pratiquer la méthode Coué ! Sur un plan sanitaire la Bretagne accumule les bons points et les bonnes performances. "Nous avons 25 ans d'avance sur un plan sanitaire vis-à-vis d'autres régions françaises", souligne Jean-François Tréguier, le président de GDS Bretagne. Ces excellents résultats pourraient demain être un atout indéniable pour conserver voire s'ouvrir de nouveaux marchés grâce à un statut sanitaire pratiquement "sans tâches". L'idée est même émise de créer un label ou un "statut sanitaire" pour amener un plus sur un plan commercial.

La rigueur, source d'économies

Pour les éleveurs cette vigilance de tous les instants est bien-sûr une charge, mais c'est aussi une source d'économies puisque les GDS ont chiffré que cette excellence sanitaire permettrait de faire économiser près de 5 millions d'euros de frais d'analyses chaque année sur le cheptel bovin, du fait des allègements des contrôles de surveillance. Cependant ce statut sanitaire n'est jamais définitivement acquis et l'année 2016 l'a bien démontré soit au travers de la FCO soit au travers de la grippe aviaire, les menaces restent très présentes.

Mais pour les responsables du GDS, il faudrait arriver à un statut d'excellence sanitaire sur la plupart des pathogènes. Pour ce faire la structure se fixe deux objectifs. Le premier sera de passer le cap de l'éradication de la BVD, afin d'arriver comme pour l'IBR, à un statut d'excellence sanitaire. Le GDS Bretagne va donc investir près de 1,5 million d'euros dans un vaste plan d'éradication. 92 % des cheptels sont actuellement indemnes. Il s'agit de tenter d'éradiquer la BVD dans le reste des élevages, afin de maintenir entière la capacité d'exportation d'animaux vivants.

Le second sujet prioritaire pour 2017 et les années à venir sera la lutte contre la paratuberculose. Cette "maladie sournoise, difficile à gérer" peut avoir des conséquences économiques très lourdes dans certains élevages, mais de façon assez variable. Là encore les moyens consacrés seront en aumentation de 20 %.

Biosécurité

Plus que jamais, les responsables du GDS estiment que l'avenir sanitaire de la région passera par l'application de règles de biosécurité draconiennes, quel que soit le pathogène concerné. En 2017 la Bretagne a préservé son statut vis-à-vis de la grippe aviaire parce que que tous les acteurs ont appliqué des mesures de prévention et de protection très fortes. C'est donc la biosécurité qui sera au coeur des préoccupation des GDS pour 2017 dans ses quatre métiers traditionnels : la veille sanitaire bien-sûr, l'assainissement, le conseil et enfin la formation.

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