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Agriculture écologiquement intensive,
Les Geda étudient ce concept

Les Geda ont tenu leur assemblée générale jeudi 24 juin, à Montreuil sur Ille. Une assemblée qui a vu Charles Leprêtre passait le relais de la présidence des groupes de développement à Carine Chassé.

De gauche à droite, Jean-Marc Deshommes, agriculteur à Domloup ; Pierrick Gibet, de Chevaigné ; Jacky Berland, de Vendée ; et Marie-Hélène Aubert, de l'association "agriculture écologiquement intensive".
De gauche à droite, Jean-Marc Deshommes, agriculteur à Domloup ; Pierrick Gibet, de Chevaigné ; Jacky Berland, de Vendée ; et Marie-Hélène Aubert, de l'association "agriculture écologiquement intensive".
© Cécile Julien

Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, beaucoup d'exploitants pratiquent l'agriculture écologiquement intensive sans mettre un nom sur leurs pratiques. Ce nouveau concept est né de la volonté d'agriculteurs, mais aussi de chercheurs, d'enseignants et même de militants écologiques de promouvoir une forme d'agriculture qui allie productivité et respect de l'environnement. "Nous devons adapter notre modèle agricole aux nouveaux enjeux mondiaux, explique Marie-Hélène Aubert, déléguée de l'association "agriculture écologiquement intensive". Notre démarche est une démarche de progrès, par échanges d'expériences". C'est bien là l'esprit des groupes de développement. Jeudi 24 juin, lors de leur assemblée annuelle, les 21 Geda cantonaux ont partagé leurs expériences en terme d'agriculture écologiquement intensive. Par exemple, Pierrick Gibet, agriculteur à Chevaigné, a arrêté de labourer depuis 10 ans. "La structure du sol s'en est trouvée améliorée, constate-t-il. Les rendements sont aussi bons en blé, voire meilleurs en maïs". En Vendée, Jacky Berland va encore plus loin en pratiquant le semis à la volée. "Je ne touche pas à la structure du sol pour laisser les vers de terre travailler pour moi", plaisante-t-il. Un parfait équilibre de la vie biologique des sols et des rotations permettent à l'agriculteur de maintenir les rendements. Jean-Marc Deshommes, éleveur à Domloup, vise l'autonomie en protéines pour son troupeau. Ce qui passe par une intensification des surfaces en herbe et un développement de la luzerne. "Je préfère augmenter la surface fourragère pour produire du lait à moindre coût, quitte à réduire les cultures de ventes dont les marges sont moins intéressantes", argumente-t-il.

Quels que soient les choix faits, les agriculteurs insistent sur la nécessité de trouver la solution adaptée à son exploitation et de bien s'informer au préalable. Pour vaincre la peur du changement, il faut acquérir des connaissances. "Tous les ans, je suis des formations, explique Jacky Berland. Sur mon exploitation, je n'hésite à faire des expérimentations". Autant de témoignages qui renforcent le travail des Geda. "L'agriculture écologiquement intensive peut présenter des opportunités pour nos exploitations, constate Carine Chassé, la nouvelle présidente de la FDgeda. C'est en groupe que nous pourrons partager sur ce sujet et donc avancer".

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