Aller au contenu principal

Les JA dans la mire des services de remplacement

Les services de remplacement finistériens, le Sdaéc et Finistère remplacement, viennent de mener une étude prospective pour mieux mesurer les besoins des jeunes agriculteurs. La MSA et les JA 29 les ont naturellement rejoints sur ce projet.

Suite à une convention de collaboration signée en juin 2007, le Sdaéc et Finistère remplacement ont mené en commun une étude afin de mieux comprendre les attentes des jeunes agriculteurs et de leur proposer des services adaptés. Jérôme Autret, apprenti-étudiant en licence pro Management des organisations agricoles à l'IUT de Morlaix, était en charge de cette enquête adressée à l'ensemble des JA du département, adhérents et non-adhérents.

 

50% adhèrent

148 jeunes exploitants ont répondu à l'enquête, soit un taux de retour de 15%. Cette étude révèle que les jeunes qui utilisent les services de remplacement sont généralement satisfaits. Le principal frein est le prix. Or, "le remplacement est peu coûteux si on est déjà adhérent", signale Sylvie Le Clec'h, directrice du Sdaéc. Parmi les enquêtés, un quart font appel aux services de remplacement et la moitié y adhérent.

"Les agriculteurs ont aujourd'hui une vraie vie sociale, ce qui suppose de nouveaux besoins pour accéder aux loisirs, aux congés…", estime Jean-Marie Mingam, président des JA 29. Selon l'enquête, 75% des jeunes exploitants prennent plus de 6 jours de congés par an, et la moitié connaît le crédit d'impôt congés. Cependant, 18% d'entre eux ne prennent aucun congé.

 

Pallier à l'imprévu

La plupart des jeunes sont informés de la prestation de remplacement pour un arrêt de travail ou un congé paternité / maternité. 16% l'ont d'ailleurs déjà utilisée. Par contre, très peu sont informés des possibilités pour formation, mandat professionnel ou complément de main-d'œuvre. Pour Jean-Marie Mingam, "la formation est indispensable pour pouvoir évoluer". Pourtant, les prestations pour cet axe seraient sous-utilisées selon la directrice du Sdaéc.

 

Faire connaître les prestations sociales

D'autre part, "cette étude permet de voir comment les JA perçoivent la MSA" apprécie la présidente Marie-France Marchal. Les résultats montrent qu'un tiers des exploitants enquêtés ne connaît aucune des prestations sociales de la MSA. Satisfaits en grande majorité de la visite suite à l'installation, 55% d'entre eux souhaiteraient que l'accompagnement soit renforcé au travers de réunions d'information. "On pourrait retourner chez le jeune un an après la première visite, à un moment où il sera plus attentif à ces questions, envisage aussi Marie-France Marchal. Il est important que l'exploitant puisse bénéficier de tous ses droits pour sa qualité de vie."

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

"Sur les engrais azotés, je ne lâcherai pas"
Déçue sur les dossiers des néonicotinoïdes et du glyphosate, la députée finistérienne LREM Sandrine Le Feur se dit déterminée à…
"Notre région dispose de véritables atouts pour le développement de la méthanisation"
L'équipe du pôle nouvelles énergies du Crédit Agricole en Bretagne, voit chaque jour d'une part se diversifier les projets d'…
Des légumineuses bretonnes dans nos assiettes
Graines de pois chiche, haricot rouge, pois et lentille corail sont un bienfait pour l’alimentation humaine et constituent aussi…
Le photovoltaïque breton cherche à valoriser son potentiel
En décembre 2020 le gouvernement passait en force et imposait une révision rétroactive des tarifs de rachat d'électricité…
La région prend position sur la future PAC
La crise Covid a remis sur le devant de la scène l’importance d’une production agricole locale, ainsi que l’apport de l’…
La séparation de la vente et du conseil, un concept plus qu'une réalité
L'indépendance du conseil en phytos, instaurée dans le cadre de la loi Egalim, est en vigueur depuis le 1er janvier. Son objectif…
Publicité