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Les légumiers visitent Rungis

Le 29 septembre dernier, une trentaine de producteurs de légumes finistériens ont découvert le marché de gros de Rungis.

Dans le cadre d'une formation sur les circuits de distribution, 31 producteurs de la zone légumière ont fait le déplacement jusqu'à Rungis. Une grande première, pour beaucoup d'entre eux, et l'occasion de voir ce que deviennent leurs légumes, une fois qu'ils ont quitté la station de conditionnement. "Nous avions invité les jeunes agriculteurs, installés depuis moins de 3 ans, à se joindre au conseil d'administration du comité de développement", indique Anthony Brûlé, l'animateur du comité.

Tout produit trouve preneur

Partis de la zone légumière à 21h en car couchette, les producteurs sont arrivés à 4h du matin à Rungis. Ils ont attaqué leur journée par un solide casse-croûte, avant de commencer leur périple par la marée et la viande, le temps que les pavillons fruits et légumes n'ouvrent leurs portes, à 5h30. "Rungis permet vraiment de sentir le marché. On voit les nouveautés, des produits de diversificiation".
Les producteurs de légumes ont été stupéfaits de découvrir la large gamme que propose Rungis, en terme de qualité. "Les épiceries fines, les grands restaurants s'y approvisionnent, et recherchent du haut de gamme, détaille Anthony Brûlé. Mais toute marchandise trouve preneur, y compris celle qui a traîné un peu sur l'étal ou en frigo, et qui partira vers d'autres circuits".

Le monde entier à Rungis

Autre surprise : si la traçabilité est exigée par la grande distribution, elle n'est pas la priorité, loin s'en faut, de Rungis ! "On y a vu des palettes défaites et refaites, un numéro ou un nom de producteur à peine épinglé sur les emballages...".
Et Rungis est une gigantesque plaque tournante, où se retrouvent des produits de partout... ou presque ! "On a vu une large gamme de mini-légumes en provenance d'Afrique du Sud, par exemple. Orly est juste à côté, les produits ont été récoltés la veille".
Les Finistériens n'ont pas manqué de jeter un oeil sur les légumes de leurs concurrents. "On a vu du brocoli normand d'excellente qualité, parfaitement calibré. Du chou-fleur allemand superbe, coupé le matin, et livré dès 1 heure, le lendemain matin, à Rungis". Avec, d'un étal à l'autre, une même constatation. "Ici, ce qui compte avant tout, c'est l'aspect visuel. C'est lui qui va déclencher l'acte d'achat".

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