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Les mardis ou vendredis à la ferme ont fait le plein

Pour faire découvrir aux vacanciers ou à leurs voisins la vie de leur ferme et leur travail, les agriculteurs des réseaux Sem'Agri et Idre'a ont ouvert, durant tout l'été, l'espace d'une demi-journée, leurs exploitations. Que ce soient les mardis ou vendredis, le public est sorti conquis et ravi de ces 9 rendez-vous. Retour chez Pascal Portier et Samuel Le Crom à Guilliers.

"Montrer de l'intérieur ce qu'est une ferme aujourd’hui, expliquer aux gens ce qu'on fait, répondre à leurs questions, simplement ", c'est ainsi qu'ils voient les choses Pascal Portier et Samuel Le Crom, eux qui depuis 4 ans répondent présents en ouvrant les portes de leur Gaec des Minières à Guilliers. Plus de 60 visiteurs s'y sont pressés, le 22 Juillet dernier. C'est toute l'ambition de ces demi-journées à la ferme créées à l'origine par les GVA rebaptisés Idré'A, de l'Oust à Brocéliande et Sem'Agri, sud est Morbihan. Là, c'est le public qui est convié en immersion dans une exploitation. A Questembert, avec "la Récré hall'la ferme", ou au Faouët, avec la ferme IdéhAlles, c'est toute l'exploitation qui s'invite en ville. Mais partout, s'exprime un même objectif pour ces groupes de développement : communiquer la réalité du métier d'agriculteur.

 

Organisation du travail et du temps

Objectif atteint à en juger par les réactions et commentaires des visiteurs qui découvraient cette fois-ci l'utilisation de robots de traite pour que les 90 vaches du gaec des Minières donnent leurs

1 050 000 litres de lait livrés à Lactalis. Idem pour la découverte du robot repousseur de ration au cornadis ou encore l'utilisation systématique de l'aromathérapie en matière sanitaire. Étonnement encore face à la kiné en piscine offerte par l'achat en Cuma d'une "aqua cow", ou bien face l'adhésion à l’association " Bleu Blanc Coeur " ou encore à un groupe "d'expériculture" pour mener les 170 ha de cultures.... Malgré un emploi du temps bien chargé, Samuel Le Crom et Pascal Portier ont insisté sur une qualité de vie qui n'est pas sacrifiée. "Nos épouses travaillent à l'extérieur, nous avons des enfants dans les mêmes âges et nous avons organisé en conséquence notre travail avec des techniques pour être plus efficaces et nous libérer du temps pour notre famille, nos activités", insiste Samuel Le Crom, éleveur inséminateur, trésorier de la Cuma du gros chêne qui avoue connaître pour mieux gérer "tous nos chiffres. Ici, on compte tout. Il n'y a pas un achat sans faire trois devis et on ne jette rien, y compris le refus de table des laitières distribué aux génisses". "Le but c'est qu'on vive de notre métier, on tire sur toutes les ficelles", renchérit Pascal Portier. Rien n'est donc laissé au hasard dans une conjoncture de prix du lait bas et avec une récolte de céréales en berne.

 

Professionnalisme

Et de fait, les commentaires d'après visite en témoignent. "Je suis impressionnée, je n'imaginais pas que ce pouvait être aussi pointu et professionnel", estime Christine en vacances dans sa famille, maman de trois jeunes enfants curieux et intéressés par tout ce qu'ils ont pu approcher. "On s'intéresse beaucoup à la nature, aux animaux. Nous avons vu l'émission "C'est pas Sorcier " sur le lait. Voir comment cela se fait en vrai, mais c'est une chance, c'est passionnant !", poursuit-elle. "Ça m'épate ces robots et l'informatique qui va derrière. Ils gèrent vraiment les données, anticipent. Ils ont plein de métiers en un, c'est énorme", résume Pierre, le citadin à la retraite. "On voit qu'ils maîtrisent bien leur métier et qu'ils ont à cœur de bien faire. Les vaches ne sortent pas et pour moi leur place est à l'extérieur. Mais cela dit, ça reste un beau travail. Il faut être courageux pour faire cela", glissera admirative Isabelle à l'issue de la visite qui s'est close par un goûter offert, moyen de prolonger en toute convivialité les échanges nourris.

 

Claire Le Clève

 

 

 

Légende photo 4 ;

légende photo 5 : Caresser un petit veau avec Antoinette

légende photo 6 : Encore un peu de paille pour la litière du veau

légende photo 7 : Donner à manger aux animaux

légende photo8 : Écouter et comprendre comment ça marche avec le technicien

 

Encadré

9 rendez-vous d'été

Elles se sont achevées le 16 août ces demi-journées à la ferme organisées tous les ans par les groupes de développement du Morbihan. Elles ont été lancées à partir du19 juillet par Sem'Agri (Sud est Morbihan) le mardi, matin ou après midi, avec le point de rencontre donné sur la place de l'église de la commune concernée. Tiphaine, Evelyne et Jean-Paul Chatal du Gaec de la Vallée ont été les premiers à ouvrir leurs portes en vaches laitières, suivi le 26 juillet à Noyal Muzillac au Gaec de l'Avenir par Nicole et Dominique Chevalier en vaches laitières, le 2 août à Pluherlin sur la ferme de Jak Curly Haras d'Aline et Jeroen Verschuren avec des chevaux Curly, le 9 août à Noyal-Muzillac à l'Earl la blanche des près par Emmanuelle et Mickaël Burban en bovin viande avec transformation, le 16 août à Nivillac de nouveau au Gaec de la vallée.

Idréa organisait de la même manière des rencontres à la ferme depuis 13 ans les vendredi après midi. Premier d'entre-eux le 22 juillet (lire article ci dessus) à Guilliers, puis le 29 juillet à la Trinité Porhoët, chez Ludivine et Sébastien Hervé-Penleu en vaches laitières , le 5 août à Ménéac chez Jocelyne et Gilbert Boschet en porcs et le 12 août à Saint-Malo des Trois Fontaines, chez Fabienne et Joël Tanguy en Vaches laitières.

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