Aller au contenu principal

Les producteurs de porcs veulent la vérité sur les marges

A l'appel de la FDEA et des Jeunes agriculteurs, les producteurs de porcs se sont rendus une nouvelle fois, samedi 1er mars, dans des grandes surfaces rennaises pour contrôler l'origine des produits et réclamer plus de transparence sur les marges.

Les producteurs de porcs ont contrôlé l'origine des viandes
Les producteurs de porcs ont contrôlé l'origine des viandes
© Cécile Julien
Les producteurs de porcs en ont marre d'être accusés de la hausse des prix aux consommateurs alors qu'ils travaillent à perte. Samedi 1er mars, ils sont allés le clamer dans deux grandes surfaces rennaises, Leclerc Saint Grégoire et Géant Casino. "Monsieur Leclerc est provocateur quand il annonce que la hausse des matières premières agricoles est responsable de l'augmentation des prix payés par les consommateurs, tempêtent les producteurs. Quand le cours du porc a baissé, le jambon a continué d'augmenter. Le problème demeure la répartition des marges. Les producteurs et les consommateurs se font avoir pendant que la grande distribution empoche la différence". Pour en avoir le cœur net, les représentants syndicaux ont exigé de voir des factures. A Leclerc Saint Grégoire, l'échine achetée 2,25€ est revendue 3,20 ; l'épaule ficelée achetée 2,90€ et revendue 3,84. Pour un prix au producteur autour de 1,20€. En un mois, le jambon a pris 3€ du kilo. Rien à voir avec la stagnation du cadran. "Pourtant notre marge sur le rayon boucherie a perdu 5%", se défend Patrick Iffly, responsable de Leclerc Saint Grégoire. A Géant Casino, il y a peu de produits VPF et un rapide regard sur les factures laisse apparaître une marge de 35% sur le rayon boucherie. Derrière ce chiffre, se cache, probablement, des charges et du personnel à payer mais une chose est sûre, le prix payé par le consommateur n'a rien à voir avec ce que perçoit l'éleveur.

Transparence et VPF

Les producteurs ont exigé la mise en avant de la viande française, en vidant les rayons de ce qui n'était pas étiqueté "Viande porcine française". Au rayon viande fraîche, les consommateurs se sont retrouvés face à des linéaires vides. "Je ne me fournis qu'aux abattoirs Kerméné et nous avons signé, l'an dernier, un partenariat avec les producteurs de la région", affiche le responsable de Leclerc Saint Grégoire. Si, contrairement à la viande bovine, l'indication d'origine n'est pas obligatoire sur le porc, il faut reconnaitre qu'aucune barquette ne mentionnait la provenance. "Les consommateurs ont le droit de savoir ce qu'ils mangent, comment ont été élevés ces porcs", expliquent les producteurs. Assentiment du côté d'une partie des consommateurs, tandis que d'autres n'ont d'autre alternative que de choisir en fonction du prix.

Si le cours du porc ne progresse pas plus que son bond de puce de 1 centime lundi et que la grande distribution ne joue pas plus le jeu de la production française en baissant ses marges, les producteurs se disent prêts à bloquer les plateformes des différentes centrales d'achat.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

"Sur les engrais azotés, je ne lâcherai pas"
Déçue sur les dossiers des néonicotinoïdes et du glyphosate, la députée finistérienne LREM Sandrine Le Feur se dit déterminée à…
Des légumineuses bretonnes dans nos assiettes
Graines de pois chiche, haricot rouge, pois et lentille corail sont un bienfait pour l’alimentation humaine et constituent aussi…
La méthanisation, bonne pour la planète ?
Eau, air sol…, quels services ou pas, leur sont rendus par la méthanisation agricole ? Vaste question que celle des aménités et…
La région prend position sur la future PAC
La crise Covid a remis sur le devant de la scène l’importance d’une production agricole locale, ainsi que l’apport de l’…
Elevage bio cherche repreneur
A l’occasion du cap symbolique des 1 000 fermes bio en Finistère, le Gab tire la sonnette d’alarme : en bio aussi, le…
La séparation de la vente et du conseil, un concept plus qu'une réalité
L'indépendance du conseil en phytos, instaurée dans le cadre de la loi Egalim, est en vigueur depuis le 1er janvier. Son objectif…
Publicité