Aller au contenu principal

Les producteurs de tomates voient rouge

Pour défendre la juste rémunération de leur métier et de leurs produits face à des importations à des prix cassés, les producteurs de tomates sous serre passent à l'action.

Dans le magasin Lidl de Chateaugiron, les producteurs de tomates du bassin rennais jettent des tomates hollandaises, vendues à 0,69 euro, alors que le coût de production en France dépasse l'euro.
Dans le magasin Lidl de Chateaugiron, les producteurs de tomates du bassin rennais jettent des tomates hollandaises, vendues à 0,69 euro, alors que le coût de production en France dépasse l'euro.
© Cécile Julien

A peine les légumes ont-ils retrouvé grâce auprès des consommateurs, après le désastreux épisode "Escherichia Coli" que les producteurs de légumes doivent affronter la guerre des prix avec la grande distribution. Avec des prix de la tomate grappe à 0,69 euros, qui plus est importée des Pays-Bas, l'enseigne hard-discount Lidl a déclenché les foudres des producteurs rennais. Vendredi 8 juillet, à l'appel de la FDSEA, ils se sont rendus dans 5 Lidl à Rennes, Chateaugiron, Janzé et Noyal-Châtillon. Même scénario dans chaque magasin, des cagettes de tomates, sous une énorme pancarte indiquant la promotion. Faute de pouvoir entamer la discussion avec un quelconque responsable, les légumiers ont évacué, manu militari, les tomates hollandaises. "Franchement, c'est honteux, voir de la marchandise importée à la moitié de notre prix de revient. D'autant plus en pleine période de production", s'emportent les serristes. Comme des promotions sont déjà annoncées sur de la tomate cocktail, toujours d'origine néerlandaise, les producteurs restent vigilants et n'excluent pas d'aller visiter d'autres magasins, voir de bloquer les plateformes de distribution.

 

Le juste prix

Les légumiers supportent d'autant moins ces promotions que la consommation a baissé. "Seule la mise en avant des produits français et de leur qualité nous permettra de retrouver la confiance des consommateurs", estime Martine Milan, présidente de la section légumes de la FDSEA. Certaines enseignes jouent le jeu de la production française. Pour d'autres, comme les hard discounters, seul le prix compte. "Les hollandais ont de prix de production proche de nos prix. S'ils vendent à ce prix-là, c'est qu'ils doivent être en surproduction, analyse Christophe Rousse, président de Solarenn. Le souci, c'est que maintenant d'autres enseignes exigent des baisses de prix. Ces promotions jettent la zizanie et ne font qu'entrainer tous les prix à la baisse". Ce qui est vrai pour les tomates, l'est pour beaucoup de productions, légumes et fruits d'été. Dans plusieurs régions, à l'appel de Légumes de France, les producteurs ont mené des actions syndicales face aux importations à des prix cassés.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Elle installe son élevage de brebis laitières sur Ouessant
Elle rêvait de vivre et de travailler sur son île. Un voyage en Mongolie lui a donné l’idée de son métier. Un appel à candidature…
La bio à grande échelle : utopie ou réalité ?
Alors que s'est tenu cette semaine le Congrès mondial de la bio à Rennes, se pose la question de la faisabilité du changement d’…
Les 28 et 29 août, Agrifête vous donne rendez-vous à Saint-Vougay

Les bonhommes de paille ont fleuri un peu partout dans le département, annonçant qu’après une année d’interruption pour cause…

À quelques jours de l'ouverture, l'effervescence gagne le Space
A l'heure ou l'élevage devient une question de société, le retour du Space en présentiel, du 14 au 16 septembre, est d'autant…
Au Space, les élèves du Nivot s’occupent des Normandes

Cette année, le Space servira de cadre au concours national de la race Normande, pour lequel 85 animaux ont été sélectionnés.…

Julien Denormandie, un ministre de l’Agriculture en immersion au Space
Loin des visites officielles qui se font parfois au pas de course, le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, a inauguré…
Publicité