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Les producteurs de viande bovine voient rouge

A l'appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs, les producteurs de viande, qu'ils soient spécialisés ou non, ont manifesté vendredi 29 jes cours.uin pour déplorer la dégradation des cours. Dans une grande surface, ils ont dénoncé les importations de viande brésilienne.

Alors que le magasin Carrefour affiche son engagement qualité, les producteurs y ont trouvé de la viande brésilienne.
Alors que le magasin Carrefour affiche son engagement qualité, les producteurs y ont trouvé de la viande brésilienne.
© TERRA
Depuis 6 mois, les cours de la viande bovine se dégradent. En un an, les prix payés aux producteurs ont perdu de 15 à 20%. Plusieurs facteurs concourent à cette baisse. La consommation diminue et ce, dans tous les pays européens. Une consommation que la hausse des prix à l'étal de 3% ne favorise pas. De plus, la France a perdu des marchés européens. Marchés que se sont accaparés les pays du Mercosur, Brésil et Argentine notamment. Les bons cours de l'an dernier ont favorisé la mise en place d'animaux qui sortent cette année et pèsent sur les cours.

Dénoncer les importations
Pour dénoncer l'ensemble de cette dégradation, les producteurs ont manifesté, à l'appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs, vendredi 29 juin. Ils ont choisi comme symbole de leur colère le magasin Carrefour de Rennes où ils ont trouvé 110 kilos de viande brésilienne.
Le responsable de la grande surface leur a expliqué que ces importations représentaient à peine 1% du tonnage vendu et que ces produits longue conservation servaient de tampon en cas de rupture de stock. "Il n'y a pas besoin de beaucoup d'importations, surtout à bas prix, pour peser sur le marché", déplore Jean Louis Hervagault, président de la section bovine FDSEA. L'inquiétude est grande chez les éleveurs et l'impact est déjà conséquent, - 150 euros/animal, pour les producteurs de broutards. La dégradation des cours pèse sur tous, qu'ils soient producteurs spécialisés ou éleveurs laitiers, par le biais des petits veaux.
Autre cible de la colère des producteurs, la restauration hors foyer, où de la viande d'importation est souvent utilisée pour baisser les coûts, au détriment de la qualité et de la traçabilité. "Nous devons mettre la pression pour que les consommateurs exigent de la viande française et acceptent d'en payer le prix", martèle Jean Louis Hervagault.
Pour que les producteurs vivent de leur métier et que les outils de transformation soient rassurés dans leur approvisionnement, les représentants de la profession voudraient arriver à une contractualisation avec des prix rémunérateurs.
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