Aller au contenu principal

Armoricaine laitière
Les produits transformés stratégiques

Tiraillée entre la flambée des prix de matières premières et des difficultés de valorisation de ses produits, l'Armoricaine laitière présente des résultats 2010 en demi-teinte. Elle poursuit sa stratégie, malgré tout payante, d'accroissement de la transformation.

Comme beaucoup d'industriels, la coopérative rencontre des difficultés de valorisation. La hausse du prix du lait n'ayant pu être répercutée sur les ventes de produits, les marges sont restreintes. C'est le cas notamment du yaourt à boire, produit phare de la coopérative avec 10 tonnes commercialisées en 2010 sous marques de distributeur. Jean-Paul Linet, directeur de la coopérative, observe une "opposition très forte entre marques nationales et marques de distributeurs". Et de citer le cas de Yop, qui "est passé d'un format historique de 750 g, à 850 g au même prix". L'année dernière fut en revanche très favorable au fromage, le râpé ayant battu tous ses records.

 

Bonne valorisation des excédents

En 2011, la guerre sur les prix ne faiblit pas avec la grande distribution, alors que le lait et le plastique, des matières premières qui impactent fortement les résultats de la coopérative, continuent de flamber. Cependant, l'Armoricaine enregistre un bon niveau de valorisation des excédents en beurre depuis six mois, qui laisse augurer "une année 2011 plutôt correcte" selon Jean-Paul Linet.

Du côté de la production, "l'objectif est d'atténuer les mouvements de yoyo aux éleveurs et de leur donner de la visibilité", estime Arthur Jaglin, président de l'Armoricaine laitière.

En outre, "malgré la compression des marges, la coopérative continue d'innover", souligne-t-il. Principale innovation de 2010 : la bouteille galbée et manchonnée en polyéthylène, adaptée à un format de 180 g.

 

+30% de fromage en 2010

La hausse de la production chez la centaine d'adhérents de la coopérative devrait certainement continuer en 2011 compte tenu des prix redevenus attractifs. La collecte 2010 de l'Armoricaine a déjà progressé de +7% par rapport à 2009. Cette hausse de la collecte s'est accompagnée d'une hausse encore plus importante de la transformation : +30% pour le fromage, +19% pour la crème fraîche et +14% pour le lait à boire qui croît fortement à l'export notamment au Portugal. Or cette stratégie de développement des produits transformés "devrait se poursuivre pour 5 à 10 millions de litres supplémentaires", précise le directeur de la coopérative.

 

Un futur atelier de bouteilles

L'Armoricaine continue aussi son développement. 1,9 millions ont été investis en 2010, et encore 2 millions sont prévus cette année, dont la moitié pour le déménagement de l'atelier de fromagerie. "La coopérative est à la première phase d'un plan directeur global sur cinq ans qui consiste à déplacer l'atelier de fromagerie pour libérer de la place pour un futur atelier de bouteilles", confie Jean-Paul Linet. L'Armoricaine prévoit en effet de fabriquer elle-même sur le site de Lanfains, les 30 à 40 millions de bouteilles utiles chaque année à sa production. Elle ajoute ainsi une nouvelle corde à son arc qui devrait lui permettre de gagner en compétitivité.

 

Audrey Dibet

Les chiffres 2010

39,7 millions de litres collectés chez 100 adhérents

318 €/ 1 000 l : prix net moyen payé, qualité et composants confondus

10,4 tonnes de yaourt à boire commercialisées, 2 t de lait ribot, 2 t de crème fraîche, 1,7 t de crème vrac, 620 000 kg de fromage.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Quand agriculteur et apiculteur travaillent de concert
Voilà 4 ans déjà que Frédéric Mésangroas, producteur de porcs à Plouigneau (29), accueille les ruches de Daniel Le Louët. Au fil…
Le retour très controversé des protéines animales transformées
Le 14 avril dernier le Standing Committee on Plants, Animals, Food and Feed (Scopaff - en français Comité permanent des végétaux…
Le Space sera bien là en 2021, à Rennes
Le salon de l'élevage fait son grand retour à Rennes. Entre soulagement, fierté et impatience, les organisateurs du Space livrent…
Les Entreprises des territoires en recherche constante de reconnaissance
Les entreprises des territoires (EDT) se réunissaient encore une fois en viso conférence pour l’assemblée générale 2021. l’…
Porcs : les éleveurs demandent la fin de la castration
"On bute sur le mur des abatteurs… Si le gouvernement ne nous aide pas, ça va être compliqué". Mardi dernier, l’association pour…
Choucas des tours : que faire pour limiter les dégâts à l’agriculture ?
Cette année encore, les dégâts de choucas des tours sur les semis de maïs sont nombreux. Et les agriculteurs des environs de…
Publicité