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Les professionnels de la forêt se forment aux nouvelles techniques

Franc succès pour la première édition des rencontres bretonnes "techniques en forêt" ! Organisées par Abibois, l'association qui travaille au développement de la filière bois en Bretagne, elle a réuni une centaine de professionnels. Au lycée agricole et forestier du Nivot, à Lopérec (29), ils ont pu découvrir les innovations techniques et les nouveaux matériels à leur disposition.

Des démonstrations grandeur nature ont eu lieu tout l'après-midi sur du débardage par câble-mât sur tracteur et sur des techniques de reboisement à faible impact sur le sol.
Des démonstrations grandeur nature ont eu lieu tout l'après-midi sur du débardage par câble-mât sur tracteur et sur des techniques de reboisement à faible impact sur le sol.
© Terra

Entrepreneurs ou exploitants forestiers, experts du bois, gestionnaires, professeurs et élèves des sections forestières du Nivot, de Kerliver, de la Maison familiale de Loudéac ou du lycée du Gros Chêne à Pontivy... : jeudi dernier, une centaine de professionnels de la forêt se sont retrouvés à Lopérec pour une journée technique et d'échanges. L'occasion de découvrir des nouveautés, comme ces tronçonneuses Husqvarna, désormais connectées pour "mieux gérer le parc, savoir comment le matériel travaille ou ajuster les futurs achats", détaille Daniel Mazé, de la Sofimat.

 

Une forêt bretonne en croissance

La journée a aussi permis de faire le point sur une forêt bretonne qui ne cesse de croître, au rythme moyen de 3 000 hectares par an. "Mais ce sont le plus souvent des accrus naturels, sans qualité suffisante pour du bois d'œuvre", indique Gildas Prévost, d'Abibois. Pour inverser la tendance, l'Europe, l'État et la Région Bretagne ont lancé le programme Breizh forêt bois 2014-2020. Doté d'un budget de 10 millions d'euros, il devrait permettre la plantation de 2 500 hectares. "Deux mesures ont été adoptées : transformer un peuplement peu productif ou inadapté ou boiser des terres abandonnées par l'agriculture". À mi-parcours, fin 2017, 95 dossiers ont déjà été déposés, pour une surface de 662 hectares. Et 750 000 arbres ont été plantés, dont 26 % de feuillus et 74 % de résineux.

 

Innover

Initiée par Abibois et l'ensemble de la filière, une étude a permis de quantifier les ressources disponibles à l'horizon 2035. "En Bretagne, la forêt est diversifiée, composée à 73 % de feuillus et 27 % de résineux", indique Gildas Prévost. La production annuelle est estimée à 7 m3/ha. Et la récolte est de l'ordre de 633 000 m3 de bois d'œuvre, 136 000 m3 de bois d'industrie et 332 000 m3 de bois énergie. "D'ici 2035, le massif forestier breton va continuer à croître. Mais les essences seront différentes". Ainsi, le volume d'épicéa de Sitka devrait passer de 323 000 à un peu plus de 100 000 m3/an, "ce qui sera très impactant pour les entreprises de la filière". Dans le même temps, la disponibilité en pin maritime et en Douglas devrait croître. "Et, alors que la ressource est conséquente, il n'y a pas de demande pour les feuillus, s'inquiète Gildas Prévost. L'ameublement n'utilise plus de bois massif. Il faut que recherche et innovation se poursuivent, afin de leur trouver des débouchés".


Communiquer

"On se fait critiquer dès qu'on coupe un arbre, en forêt". C'est en partant de ce constat que le pays Cob, Centre Ouest Bretagne, a décidé d'éditer des panneaux à apposer aux abords des chantiers, qu'il s'agisse d'abattage en forêt ou de taille de haies. "Ils apportent les premiers éléments de réponse sur le cycle du bois", indique Gildas Prévost. "Il faut expliquer aux gens le rapport au temps, qui n'est pas le même en forêt", rajoute Jean-Baptiste Lefloch, le président du Nivot.

 

Des démonstrations en forêt

Si cette journée a permis aux professionnels de la forêt de s'informer, elle leur a aussi réservé des démonstrations durant l'après-midi. Claude Becker, concepteur de matériel forestier depuis 40 ans, a ainsi pu présenter toute une gamme d'outils, dont des mini-pelles, permettant de travailler autrement. "On peut désormais minimiser l'impact sur le sol au moment du reboisement, ce qui permet d'optimiser la reprise des plants et de limiter voire supprimer l'entretien". De son côté, la société Noe Ritter France a proposé une démonstration de débardage par câble-mât sur tracteur.

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