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Syndicat de la propriété rurale du Morbihan
Les propriétaires ruraux indignés

La demande du préfet du Morbihan de "faire preuve de modération dans l'application de l'arrêté" relatif à l'indice des fermages, a littéralement "choqué" les propriétaires ruraux qui estiment pour leur part "combattre depuis des années ce mode de calcul déconnecté de la réalité économique".

Les propriétaires ruraux souhaiteraient en effet que l'indice de fermage soit calculé dans sa majorité sur l'évolution du coût de la vie (à 60%), et sur l'évolution du prix du foncier, voire sur le RBEA, alors que le système actuel n'est basé que sur le RBEA national et le bovin lait. "On ne serait jamais arrivé à une telle situation si on avait pris en compte nos propositions", estime Hervé de Cleuziou. L'évolution de l'indice de fermage aurait été de +1,6% en moyenne par an depuis 1994, et de +1% cette année". Raisonnable donc selon le président des propriétaires ruraux. Mais il est en autrement pour l'administration qui a fixé à +4,16 cette année, l'évolution de l'indice des fermages dans le Morbihan. Dix départements en France affichent également des indices en hausse de plus de 4% cette année, cinquante sont à plus de 2%. Cependant, face à la conjoncture actuelle, le préfet du Morbihan a adressé une lettre en novembre aux propriétaires ruraux dans laquelle il leur "fait la morale", selon les termes d’Hervé de Cleuziou. "Pourquoi une réactive si tardive ? Et pourquoi sous cette forme ?", s'interroge le président des propriétaires ruraux qui, incité par son président national, vient de répondre au préfet par une lettre ouverte. Une première pour Hervé de Cleuziou en ses douze années de présidence au syndicat.

 

Indexation moyenne de +6 en 13 ans

 

Les propriétaires qui "n'ignorent pas les difficultés actuelles d'une partie du monde agricole", se disent pourtant "fatigués de devoir sans cesse se justifier pour la perception des loyers". "Au nom de quelle règle d'équité, devraient-ils constituer la variable d'ajustement de la politique agricole ?" D'autant qu'"entre 1994 et 2007, constate Hervé de Cleuziou, l'indexation moyenne obtenue sur le fermage (+6) reste très largement inférieure à l'évolution du coût de la vie (+20) et à celle du prix des terres (+55)". Et le président du syndicat de rappeler "le risque de fuite du foncier", un foncier sur lequel "la pression reste énorme aujourd'hui malgré la crise".

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